30.01.2012

Une photo...

Une photo prise à la Rochelle, un jour d'hiver, mais je ne sais plus où exactement.
J'aime bien le froid humide du dehors, et le végétal comme une promesse de printemps et de chaleur, juste derrière la porte...

porteetfleurs.jpg


Tout ça pour vous dire que je rentre de quelques jours d'interventions dans les classes du collège de l'Atlantique, à Aytré, près de la Rochelle.
De belles rencontres bien préparées, avec une mention spéciale pour la classe des Ulys, où j'ai rencontré des adolescents singulièrement ouverts et attentifs.
Ce collège de l'Atlantique a une particularité
: il abrite une radio (Radio Collège). J'ai visité les studios, parlé dans le micro. Et ce m'a rappelé de très bon souvenirs, puisque j'ai animé des émissions dans des radios libres pendant plus de quinze ans.
A la médiathèque d'Aytré, j'ai rencontré cette fois un public adulte, et c'était bien aussi.
Mais l'hiver étant pour moi le temps de l'écriture, je ne vais pas tarder à remonter (avec le plus grand plaisir) dans mon village enneigé...

16.01.2012

Rencontre à Aytré

En hiver, je refuse toutes les interventions et les rencontres qu'on me propose... L'hiver, pour moi, c'est un temps d'écriture, un temps de réflexion aussi.

Mais parfois, je ne sais pas dire non... Parce que je capte des énergies, des sincérités, des choses inexplicables... Alors je dis oui ;-)

Cette année, je fais donc une exception et sors de ma cachette pour participer à quelques jours de rencontres à Aytré, dans des collèges, ainsi qu'à la médiathèque d'Aytré (pas loin de La Rochelle).
Donc... Si vous êtes dans le coin, je serai à la Médiathèque d'Aytré le jeudi 26 janvier, à 18 heures 30, pour parler de mon travail d'écrivaine, de mes livres pour les petits, les grands et les gourmands. La rencontre sera animée par Laurence Le Quilliec.
Pour en savoir plus, cliquez ici.

01.07.2011

"Armen", de Jean-Pierre Abraham

Suite de mes coup de coeur, en littérature adulte

« Il y a des mots qui se mettent à flamber dans la nuit. Au matin, souvent je les retrouve en cendres. Quels mots faut-il inventer, qui flambent à chaque fois qu'on les regarde ? » (in Armen).

Jean-Pierre Abraham, Armen, Bernard Lagny, Maurice Pommier

« Armen », de Jean-Pierre Abraham.
Le livre sorti en 1967 aux éditions du Seuil, réédité par « Le Tout sur le Tout » en 1988.
C'est un livre que j'ai cherché pendant un temps sans succès, et qui m'attendait finalement dans une librairie de La Rochelle (Les Saisons), comme un cadeau.
Ar Men, c'est le nom d'un phare, à la pointe ouest de la Bretagne. Un de ces phares en pleine mer, qu'on appelle des « enfers ». En breton, Ar Men signifie « la pierre ».
On peut se demander ce qu'allait y faire Jean-Pierre Abraham, ce jeune homme alors âgé d'une vingtaine d'année, fils de dentiste, ayant fait des études de lettres et de philo...
Armen, donc, ce n'est pas seulement le témoignage / journal de bord d'un simple gardien de phare. C'est un récit qui se dévide comme un long poème, où chaque mot à son importance. Les ombres, la mer, les tempêtes, l'écriture, la nuit, le temps qui passe, la peinture, aussi.

« L'aube approche. La brume ne s'est pas épaissie. Il fait froid. Le souvenir de tous les coups de vent des mois passés revient en sourdine. Ils n'ont rien ouvert. Je suis courbatu. Qui saura m'interroger, m'assiéger pour qu'enfin les seuls mots perlent? » (in "Armen")

Ce sont aussi les veilles de nuit dans un phare qui n'est pas électrifié, et la peur quand la mer se déchaîne.
« 23 h. Et si la mer enfin était la plus forte après cent ans ? Elle attaque avec une violence encore inconnue. Si dans un ultime bond elle balayait enfin ce phare, nous et nos casseroles ? Moi je veux bien et je n'aurai rien fait. Il faut être abruti pour n'avoir pas peur... » (in "Armen").

Entre réflexions et témoignage précieux d'un travail harassant et dangereux. C'est un texte hors du temps que j'ai trouvé envoûtant et, comme souvent quand un livre me touche particulièrement, j'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Alors disons juste que ce livre m'a transportée et bouleversée. Je l'ai lu au moment où j'écrivais « Il se peut qu'on s'évade », et il a nourri ma réflexion. Au point qu'il se retrouve en citation dans mon roman, comme une espèce d'hommage que j'espère pas trop maladroit.

Quand on lit comme ça un livre qui vous touche à ce point, on ne peut en rester là.
J'ai donc acheté d'autres livres de cet auteur, et me suis renseignée à son sujet.
Jean-Pierre Abraham est malheureusement décédé en 2003. Il a écrit plusieurs livres dans lesquels se retrouve cette écriture singulière, et cette attirance pour les situations limites pour l'homme. La solitude extrême, le silence, la lumière, la peinture encore, le vent... Et la mer, bien sûr.
Pour en savoir un peu plus sur cet écrivain hors du commun :
http://site-tanguy-dohollau.pagesperso-orange.fr/t_doholl...

On peut aussi le voir et l'entendre dans un film d'archive (Ne faite pas attention au ton grandiloquent (c'est un film tourné dans les années soixante!).


Ar-Men par YMA1965
(Si vous ne parvenez pas à visionner ce film depuis mon blog, vous pouvez le voir à cette adresse :
http://www.dailymotion.com/video/xek0bm_ar-men_creation#f...

Enfin, les amis de Jean-Pierre Abraham veillent à ce qu'on ne l'oublie pas et qu'on continue à lire son oeuvre. Et on dirait que cette année 2011 est une année propice !
Après Paris et Douarnenez au mois de juin, une exposition lui est consacrée sur l'île de Sein, en Bretagne :
http://site-tanguy-dohollau.pagesperso-orange.fr/t_doholl...
(profitez-en pour découvrir Tanguy Dohollau, et la très grande beauté de son travail).

Autour d'un bateau-feu

Des livres pour prendre la mer... Voilà un petit choix de lectures estivales

« Autour d'un bateau-feu Scarweather »

9782843464829.jpg

Un bateau-feu, ou bateau-phare, c'est un drôle de bateau qui n'a ni voile ni moteur. Un bateau ancré, perpétuellement ancré, qui n'est là que pour éclairer le chemin des autres bateaux.
Jean-Pierre Abraham a vécu sur un de ces bateaux-phares, le Scarweather, désormais ancré définitivement à Douarnenez. François Dilasser, peintre, avait aussi travaillé sur le sujet du bateau-feu.

L'année dernière, un photographe et ami de Jean-Pierre Abraham, Bernard Lagny, a décidé de faire un livre-hommage, en réunissant une trentaine d'artistes, et presque autant d'écrivains, autour de ce bateau-feu, tout rouge.
Le résultat ? Un livre magnifique, à lire, à admirer.
Publié par Coop Breizh : http://www.coop-breizh.fr/lire-3/livres-3/nouveautes-livr...

J'ai vu dans ce livre des oeuvres très intéressantes, d'artistes que je ne connaissais pas. Cela m'a donné envie de les découvrir. Idem pour certains écrivains et poètes.

6759213-1.jpgBernard Lagny, photographe

Bernard Lagny, coordinateur de ce très bel ouvrage, est aussi photographe.
Ses photos me parlent et m'émeuvent. Peut-être parce que, comme Jean-Pierre Abraham, Bernard Lagny touche deux mondes qui sont peut-être moins éloignés l'un de l'autre qu'il n'y paraît à première vue ; le monde du travail manuel, le monde de la création artistique.
Gardien de phare et écrivain pour le premier, photographe qui vit et travaille dans un ancien chantier naval pour le second. C'est bien de brouiller les repères, dans cette société qui voudrait toujours mettre les intellos d'un côté, les manuels de l'autre, dans un clivage idiot.
Pour découvrir le travail de Bernard Lagny, voilà l'adresse de son site :
http://www.bernardlagny.com/home.html

J'ai eu le plaisir de rencontrer Bernard Lagny et de découvrir son travail au festival du livre de Doëlan, ainsi que Maurice Pommier.
Maurice Pommier qui passe son temps à découper des petites silhouettes au cutter dans du carton, comme un gamin rêveur qui gribouille toute la journée dans ses cahiers d'écoliers.
Tout en discutant et blaguant avec les gens, Maurice coupe et cisèle des merveilles. Il y en a quelques-unes dans le livre «Autour d'un bateau-feu ».

batofeu+R.jpg
Maurice Pommier et Bernard Lagny
ont l'air de bien se connaître et de s'apprécier. Tous les deux partagent, je crois, le même amour du bois. Pour découvrir le travail de Maurice Pommier, c'est par là :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Pommier
http://www.ateliersdelours.com/

(Avec un grand merci à Françoise Grimaud, du festival du livre de jeunesse de Doëlan, qui a rendu possible ces belles rencontres !)

26.06.2011

Festival du livre jeunesse de Doëlan

Difficile de trouver les mots pour résumer ce festival du livre de Doëlan (Finistère sud), où j'étais invitée la semaine dernière !
D'abord, il y a le lieu : un petit port de Bretagne, presque une image de carte postale, avec ses petits bateaux colorés, ses quais, sa digue, son phare et ses rochers... Et là, au raz de l'eau, des chapiteaux, un sur chaque rive pour faire bonne mesure, avec un bateau qui fait la navette entre les deux (mini-croisière de quelques minutes, mais pas forcément tranquille (ceux qui l'ont fait dimanche soir, sous la pluie et le vent et les vagues confirmeront, je crois :-)

doëlan.jpg
Le petit port de Doëlan (il ne manque rien, même pas le cormoran ;-) Photo E.B.C


Ensuite, il y a le climat : tempête de vent le vendredi, puis une alternance rapide de nuage/pluie/soleil/fraîcheur/chaleur... Très revigorant !
Mais, surtout, il y a les gens. Les organisateurs et la centaine de bénévoles qui ont servi (entre autres) aux 27 auteurs invités des déjeuners dignes des plus grands restaurants (le festival de Doëlan mériterait, rien à qu'à ce titre, d'être étoilé au guide Michelin des salons du livre, s'il existait !).
Des gens qui aiment les auteurs et les recoivent avec gentillesse et dévouements.
En amont du festival, des rencontres dans des classes ; des instits qui vous accueillent avec le sourire, et des enfants qui vous laissent des petits mots tels que "Merci de ta visite à l'école, j'ai adoré votre livre", ou encore "Merci d'être venue ici dans l'école, j'ai bien aimé mon rôle..." (les enfants du CM1 de l'école de Mellac ont en effet mis en scène et joué l'intégralité de ma petite pièce "Les aventures du livre de géographie qui voulait voyager avant de s'endormir".) Premiers pas au théâtre, mais bonne expérience : "Nous avons eu du mal à apprendre nos rôles mais c'était très amusant, j'espère que vous avez apprécié" m'écrira l'un d'eux.
Bien sûr que j'ai apprécié ! Un coup de chapeau à l'institutrice, Marie le Page, qui s'est lancée dans cette aventure.
De jolies rencontres, donc, tout au long de ce festival. De bons éclats de rire, tant avec les bénévoles qu'avec les organisateurs et les collègues illustrateurs et écrivains, et des souvenirs pour longtemps.
Logée chez l'habitant, je n'oublierai pas de sitôt l'accueil de Jean et de sa petite-fille Camille, ni leur belle maison face à mer, ni les petits-déjeuners de Marie-Annick, aux "Pervenches"...

signature.jpg
Pendant le salon, il y a eu du monde, des gens qui venaient pour les livres, et pour les auteurs.
Ils sont bavards, ces Bretons... ! Je retiens ce vieux marin, aux grosses mains abîmées, qui regarde mes livres et s'excuse : "Je ne lis pas de livre". Je lui souris, d'un air de dire que ça n'a pas d'importance. Alors il reprend : "Mais je lis le journal tous les matins". Un temps d'arrêt. Il ajoute : "Faut pas croire tout ce qu'il y a dedans, mais je le lis tous les matins". Et je le trouve sympa, ce vieux marin, qui est venu là avec ses petits-enfants.
(J'ai appris, quelques jours plus tôt, dans un magazine, que c'est dans le Finistère qu'on lit le plus de quotidiens régionaux, et que la Bretagne est, globalement, une des régions où on lit le plus).
Donc, voilà, difficile de résumer ce salon... Je vous l'avais dit.
Et puis, après, je me suis échappée quelques jours et, dans la brume, fait quelques kilomètres de marche sur ce sentier qui longe la côte... Personne d'autre que mon compagnon et moi... le bruit de la mer et des oiseaux... C'était doux et fort, un peu impressionnant aussi !

sentier.jpg
le sentier côtier, sous la brume (photo E.B.C)

Alors, voilà, on revient de ce festival, de cette région, avec des rêves pleins la tête.
Au fait, je ne vous ai pas dit ? Le festival s'appelle "Rêves d'Océans"... Bien trouvé, non ?


Un grand, un immense merci à tous ceux et celles qui ont rendu possible cette aventure !

23.04.2011

Retour sur la fête du livre de Villeurbanne

Je suis partie à cette fête du livre en traînant un peu les pieds. Je me disais : un salon de plus... avec un débat qui semblait difficile à mener (j'en ai parlé là). C'est vrai, il y a des salons qui laissent des impressions de flottement : des salons où l'on ne vend pas de livres, où l'on ne rencontre pas ses lecteurs, où l'on s'ennuie un peu trop, où l'on se demande ce qu'on fait là, et pourquoi on écrit encore... Enfin, bref, les questions que tout le monde se pose un jour ou l'autre... Et donc, je suis partie à Villeurbanne dans cet état d'esprit...

Je suis arrivée juste pour le débat. A peine de temps de faire la bise à Thierry Lenain et à Thomas Scotto (j'étais contente de les retrouver!), de saluer Isabelle Rossignol, et c'était partie. Plutôt que de longs discours sur la sexualité et la littérature jeunesse, j'ai préféré lire quelques extraits de "Rien que ta peau".
Et là... Je ne sais pas. Que s'est-il passé dans la salle, avec deux bonnes centaines de professionnels du livre, m'a-t-on dit (avec les lumières sur la scène, on ne voyait rien) ? Je n'en sais rien. Mais j'ai trouvé qu'il y avait un beau silence. Un des extraits a été curieusement applaudi. Moments étranges, un peu suspendus. Le débat a été très court (dommage, j'aurais bien aimé écouter Thomas Scotto parler plus longtemps de son "Jérome par coeur", par exemple), et c'était déjà fini.
Enfin, je croyais que c'était fini...
Mais, après, les gens sont venus me voir. Il y avait des lumières dans leurs yeux, comme des étoiles. Des gens qui m'ont dit simplement avoir été émus par cette micro-lecture. Et ça a duré comme ça tout le week-end. C'était étrange, parce que je n'ai rien fait d'autre que lire quelques lignes, et c'est tout ! Et j'étais à mon tour très émue de voir que de simples mots écrits peuvent déclencher des émotions comme ça.

Mais ce n'était pas tout ! Il y avait aussi des enfants, et des parents, qui sont venus simplement "pour rencontrer des auteurs", c'est à dire vraiment discuter avec, échanger.
Je crois n'avoir jamais vécu un salon comme ça, où le livre est au coeur de la fête (avec, en prime d'adorables libraires (de la librairie lyonnaise : "A titre d'ailes").
D'un seul coup, on a l'impression qu'on fait quelque chose de bien, en écrivant nos livres ;-)

Donc, c'était beaucoup d'émotions, beaucoup d'échanges, beaucoup de bonheur.
Et je ne parle  même pas du plaisir de retrouver d'autres écrivains et écrivaines, illustrateurs et illustratrices, avec qui j'ai partagé de bons éclats de rire !

Impossible, donc, de parler de tous ces moments forts... Alors je retiendrai juste celui-ci : Le dimanche, dans la rue (fermée à la circulation pour la fête du livre et des spectacles de rue), a eu lieu une "Mobilisation éclair". Tout le monde s'est rassemblé avec un livre à la main et, au coup de sifflet de Gérard Picot (créateur et directeur de cette fête), tout le monde s'est mis à lire à haute voix le livre qu'il avait dans la main, et ce pendant trois minutes.
Moi, j'avais pris "Rien que ta peau". A mes côtés, un jeune gars lisait à pleins poumons "Quatre-vingt treize" de Victor Hugo.
Il faisait un soleil de plomb, et c'était drôle et drôlement émouvant ces dizaines ou centaines de gens en train de lire tous en même temps, dans une joyeuse cacophonie de mots.
Mais ce que je retiendrai, je crois, c'est l'image de Gérard Picot, transpirant à grosses gouttes sous le soleil, en train de lire lui aussi à haute voix, des extraits de "Place au soleil" (mon premier roman paru aux éditions du Seuil)...
Alors, là... On a le coeur qui déborde un peu !
Du coup, quand on rentre d'un salon pareil, on se dit qu'on fait vraiment un beau métier et que, tiens, justement, il serait peut-être temps de penser au prochain texte, au prochain roman à écrire...

11.04.2011

Fête du livre jeunesse de Villeurbanne

C'est le printemps ! Et les salons et fêtes du livre bourgeonnent !!
Après Dole, la semaine dernière, c'est bientôt la fête du livre jeunesse de Villeurbanne. Cette année, le thème est le suivant "Filles et garçons naissent égaux, certains plus que d'autres..."

Visuel 2011.jpg

 

Le salon se déroulera le samedi 16 et le dimanche 17 avril.
Mais j'y serai dès le vendredi pour participer à un débat lors de la journée professionnelle, avec  Isabelle Rossignol, Thomas Scotto et Thierry Lenain, sur le thème "Sexualité... jusqu'où peut-on aller en littérature jeunesse ?"

Le sujet m'intéresse, il a fait l'objet de plusieurs de mes livres, soit à part entière comme dans "Rien que ta peau", ou même "50 minutes avec toi", soit en arrière plan comme dans "Rendez-vous sur le lac".

Je suis en train de réfléchir à ce débat. Ce qui m'inquiète, ce n'est pas ce que je vais dire... C'est le temps que je vais avoir pour le dire !! Comment arriver à faire court, simple, précis, et percutant ? Le débat commençant à 13 heures 30 (l'heure de la digestion), il va falloir animer tout ça !
Mais je suis heureuse d'y participer, et d'y retrouver deux auteurs que j'aime bien (Thomas Scotto et Thierry Lenain, et découvrir une auteure que je ne connais pas personnellement (Isabelle Rossignol).

Ensuite, je participerai aux deux jours de salon/signature.

Pour plus de renseignements, une adresse internet : http://www.fetedulivre.villeurbanne.fr/

Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à venir me dire bonjour !

29.03.2011

Salon du livre jeunesse de Dole

Eh bien voilà ! A force d'aller par monts (Delémont, en Suisse) et par vaux (hum... la Bretagne ?), j'en oublierais presque que je serai demain (demain... bigre... ma valise n'est pas prête) au deuxième Salon du livre jeunesse de Dole. Le premier a eu lieu il y a deux ans, et j'en garde un excellent souvenir.

Si vous êtes dans le coin, dans le Jura, venez faire un tour ! Toutes les infos pratiques sont ici: http://www.doledujura.fr/web/guest/salon-du-livre

Ce salon se tiendra du 31 mars au 2 avril 2011. Il y aura pleins de gens sympas, et de beaux spectacles, dont celui de Grégoire Kocjan, dont j'ai déjà parlé là.

Quant à moi, je signerai mes livres jeudi, vendredi et samedi.

dolesalon.jpg

10.04.2010

De Montbéliard à Gujan-Mestras

Je suis un peu en retard pour parler des rencontres de ces derniers mois.
Deux rencontres ont été annulées en dernière minute en raison de problème de transport.
Cologne, d'abord, en Allemagne, où je n'ai pas réussi à prendre le train, suite à un déraillement. Puis Nogent-le-Rotrou, où je me suis retrouvée en rade dans la gare de Chartres, à attendre un bus de remplacement qui ne venait pas, à l'heure même où j'aurais dû commencer mes interventions.
A chaque fois c'est de la déception, du temps et de l'argent perdus. Mais c'est comme ça !

Heureusement, les rencontres dans la région de Montbéliard se sont bien déroulées, malgré une météo glaciale (moins 5° degrés avec de la bise... brr !). Des ateliers d'écriture avec des jeunes pas habitués à en faire, et de belles découvertes et participations au final ! Même s'il nous a manqué à chaque fois un peu de temps. C'est la deuxième année où j'interviens, invitée par l'ADEC (Association de développement culturel du pays de Montbéliard), et je mesure à chaque fois l'énorme travail que cette association fait, toute l'année sur le terrain.

gujan.jpg
Petite séance de dédicace dans la médiathèque Michel Bezian de Gujan-Mestras. C'était sérieux ! Sous l'oeil de la caméra, en plus.

Une semaine plus tard, j'ai changé de paysage pour me rendre à Gujan-Mestras, en Gironde. J'ai donc quitté les zones industrielles et automobiles de l'Est de la France pour me retrouver au bord du bassin d'Arcachon entre dunes et pins, et il faisait si doux que nous avons pu déjeuner dehors ! J'avais un peu l'impression d'avoir changé de pays, et de saison.

Là, c'était une intervention unique, dans un amphithéâtre, devant plusieurs classes de lycées, professionnels ou non. C'était très sympa, détendu. "Rien que ta peau" était sélectionné pour le prix de Gujan-Mestras. Il est arrivé premier de la pré-sélection, avant de s'incliner devant... Laurent Gaudé, prix goncourt. Pas mal, non ?

Et le lendemain, j'étais la marraine d'une opération "livres en balade". Deux cents livres ont été disséminés dans la ville et aux alentours. Ceux qui les ont trouvés ont pu les lire gratuitement, avant de les abandonner à leur tour pour qu'ils soient lus par d'autres lecteurs... En anglais, on appelle ça du "cross-booking".

Pour un peu, je me serais sentie en vacances !

 

06.12.2009

Merci pour cette merveilleuse rencontre

"Bonjour,
nous tenons à vous remercier pour l'échange que nous avons eu lors du salon du livre de Ruelle. Vous avez répondu à toutes nos questions avec un discours simple et beaucoup de dynamisme. Nous avons apprécié que vous nous dévoiliez vos projets de romans. C'était une superbe expérience, nous avons hâte de lire vos prochains albums.
Merci beaucoup !"
Le Club lecture du collège Marguerite de Valois.

Quand on reçoit un mail comme ça, on a le coeur qui bat plus vite ! Et qu'elle était belle, cette rencontre à Ruelle, avec le club lecture...
Des ados de la sixième à la troisième, de vrais et gros lecteurs dont le plaisir de lire se... lisait dans leurs yeux. Des questions qui fusent, un véritable échange. Pour moi, c'était fort et très émouvant !

Merci à vous, parce que ce sont des lecteurs comme vous qui me donnent envie de continuer à écrire.

ruelle2.jpg
Un morceau du cercle des lecteurs du club lecture Marguerite de Valois. Quelle belle rencontre !
(merci à Damien pour la photo).

Ce salon de Ruelle était vraiment sympa, et quel boulot font les organisateurs toute l'année en faveur de la lecture ! Je mesure combien leur travail est essentiel pour que nos livres soient lus par ceux à qui ils sont destinés. Merci à vous tous et toutes, et merci aussi pour vos sourires et votre accueil.



Toutes les notes