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10/06/2014

Est-ce que les écrivains dorment la nuit ?

« Est-ce que les écrivains dorment la nuit ? » m’interroge un enfant.
Je demande aux autres ce qu’ils en pensent, et une bonne moitié de la classe me répond : « Non, un écrivain, ça ne dort pas la nuit… »
Peut-être ont-ils raison… parfois…

aixlibris.jpg

 

Quand dans un salon du livre il se passe tant de choses qu’on ne trouve plus le sommeil, la nuit venue, parce qu’on a encore dans la tête trop de rires, trop de regards, trop de belles rencontres, trop de gens qui sont là, autour de vous, pour vous, pour vos livres.
Des regards et des gens qui font exister votre travail, qui le connaissent, le respectent, l’apprécient.
Quand d’un seul coup, on a les yeux qui s’embuent un peu, de rire, d’émotion, parce qu’on se sent heureux comme un auteur en île…



Le salon de l’île d’Aix, Aix Libris bien sûr
, fait partie de ces salons dont on revient différent. Plus riche, plus heureux, plus vivant peut-être.
On y fait des tas de choses inédites, aussi, comme dédicacer quinze livres en moins de deux minutes parce que « Viiiiiite, Madame, on a le baaaateau qui va partiiiiir… »
Ou terminer ses journées de rencontres et de dédicaces en piquant direct une tête dans la mer, au pied des phares.
Ou observer les bateaux qui amènent les enfants, puis qui les ramènent sur le continent, dans un flux et reflux de bruit et de silence…
Ou entendre Gilles Abier demander aux petits s’il y a déjà eu un meurtre dans cette île…
Ou admirer Domas dessiner des phares en plein soleil…
Ou écouter Thomas Scotto lire la douceur de sa «… Tempête de neige », dans un patio inondé de lumière, et partager, avec lui, des mots d’une rive à l’autre.

Après, on ne s’étonne plus de sentir son cœur chavirer lorsque le bateau quitte l’embarcadère pour nous renvoyer les pieds sur terre.
Parce que, oui, quand on a été heureux, les départs, c’est vraiment nul…

Mais quand la vie s’ensoleille d’une si jolie manière, on a envie de dire un merci immense, à ceux et celles qui, toute cette année, ont travaillé pour que ce soit possible.
Alors... Stéphanie, Vanessa, Hélène, Serge et toute l’équipe d’Aix Libris…
Du fond du cœur, merci !

06/01/2014

Quand les enfants du Québec jouent "Les aventures du livre de géographie"...

Quand des enfants du Québec jouent "Les aventures du livre de géographie" (publié aux éditions Syros")...
Cela donne un spectacle qui m'a beaucoup fait rire !

Quel bonheur de voir ses propres mots traverser l'océan, aller jusque dans la "Belle Province".

Merci à tous ces enfants de l'école "Bois-Joli Sacré-Coeur" de Saint Hyacinthe, au Québec (pas très loin de Montréal), qui ont mis tant de coeur et de joie dans cette pièce, et à Madame Marie-Andrée leur institutrice.

Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image ci-dessous.



http://www.cssh.qc.ca/ecoles/sc-bj/2013-2014/clips/placea...

10/06/2012

Prix Tatoulu pour "50 minutes avec toi"

Eh oui ! Le Tatou noir a été décerné à "50 minutes avec toi", par des élèves de collèges et lycées, dans le cadre de l'association "Tatoulu".
Après avoir reçu le prix de la pièce de théâtre contemporain jeune public (le mois dernier), je suis, une fois encore, très heureuse de recevoir un prix pour ce livre.
Il montre, pour moi, que les adolescents d'aujourd'hui n'ont pas peur de se confronter à des questions difficiles (le rejet de la famille, l'homosexualité), et à des textes pas vraiment "reposants".

Merci à eux !

tatou_.jpg
Le tatou noir... pour 50 minutes avec toi.

Pour en savoir plus sur ce prix, rendez-vous sur leur site :
http://www.tatoulu.org/

08/05/2012

Lecture à la Seyne-sur-Mer

laseyne.jpg

Je serai donc à la Seyne-sur-mer, dans le Var, le mardi 15 mai 2012,
pour une lecture publique d'un texte inédit intitulé "Le jour de la cocotte-minute",
suivi d'un extrait de "Rien que ta peau".

Cette rencontre a lieu dans le cadre d'"Auteurs en place publique", organisé par l'Orphéon-Théâtre.
Elle fait suite au prix que j'ai reçu pour mon roman "50 minutes avec toi",
et dont j'ai déjà parlé sur ce blog.


Pour en savoir plus :
http://www.orpheon-theatre.org/bibliotheque/litteraire/accueil_auteur.html

24/02/2012

Le blog de l'ATLF !

Vous allez vous demander ce que fait le blog de l'ATLF sur ce blog perso...
Attendez que je vous explique !
Je fais partie du conseil d'administration d'une très chouette association qui s'appelle l'ATLF, association des traducteurs littéraires de France.
Depuis quelques mois, nous travaillons dans le plus grand secret à la création du blog de notre association.

atlf,traduction,blog de l'atlf,ytak
Le joli logo de l'Association

Ce blog vient de voir le jour, et c'est une très grande joie !
Créer un blog d'association, ce n'est pas comme créer son propre blog. Il y a beaucoup de travail préliminaire pour définir une ligne précise, savoir qui va faire quoi, comment...
Des discussions, des solutions à trouver... Bref, un travail d'équipe qui m'a passionnée (tout en prenant beaucoup de temps, je dois dire !).

Mais le résultat est là :
http://blog.atlf@org
.
Et je n'en suis pas peu fière ;-))

13/02/2012

9ème prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public

J'ai le grand plaisir de vous communiquer l'information suivante :

Le 9ème prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public,
organisé par la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti et l’Inspection académique du Var / Rectorat de Nice, a été décerné
par les élèves de 3ème-seconde à :
Cathy Ytak 
pour sa pièce "50 minutes avec toi",
(Actes Sud Junior/D'une seule voix, 2010).

Je suis vraiment très heureuse de recevoir ce prix.  "50 minutes avec toi" est un texte difficile, exigeant, dérangeant. Qu'il ait été choisi par des adolescents me réjouit et me touche vraiment ! Merci à eux.
(Pour en savoir plus sur ce texte, voir ce que j'en ai déjà dit sur ce blog)

Créé en 2003, le  prix de la pièce de théâtre  pour le jeune public vise à promouvoir auprès des jeunes élèves la lecture de textes contemporains de théâtre, à favoriser la rencontre avec leurs auteurs, à contribuer progressivement à la constitution de rayons de théâtre contemporain dans les bibliothèques de  l’Éducation nationale.
Les élèves des écoles, collèges, lycées peuvent y participer dans 2 catégories : CM2-6ème et 3ème-Seconde.

Le prix de la catégorie CM2-6ème a été attribué à Fabien Arca  pour sa pièce Moustique (Espaces 34, 2011). Bravo à lui !

http://www.orpheon-theatre.org/
http://www.orpheon-theatre.org/bibliotheque/litteraire/pr...

25/10/2011

Le retour de la demoiselle, sortie du roman

Voilà, ça y est ! J'ai reçu mes exemplaires d'auteure et les envois de presse vont partir cette semaine.
On le trouvera d'ici quelques jours en librairie... (Le 17 novembre, pour être précis).

retourdemoiselleweb.jpg

"Le retour de la demoiselle"

sort donc au grand jour, et j'en suis très heureuse. J'ai parlé de ce livre, sur ce blog.
Et j'en reparlerai sûrement dans les semaines à venir !

petiteharpe.jpg

Ce livre est illustré de deux dessins. 
L'un de Eric B. Coulaud (ci-dessus), et un autre de Denis Brevet.

02/09/2011

Quelques questions à Khaled Osman

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Le caire (photo K.Osman)

J'ai eu envie de poser quelques questions à Khaled Osman à propos de son roman "Le Caire à corps perdu" (dont j'ai déjà parlé ici), et il a accepté d'y répondre avec beaucoup de gentillesse.

— Khaled, quel a été le ou les éléments déclencheurs dans l'écriture de ce roman ?
C’est un roman que je rêvais d’écrire depuis longtemps, mais j’ai mis des années à concrétiser ce rêve. D’abord, j’étais persuadé de n’avoir aucune imagination. Ensuite, à force d’être confronté à de grands textes dans mon activité de traducteur littéraire, écrire à mon tour m’aurait semblé prétentieux. Enfin, même quand l’idée me traversait l’esprit, je me disais que je n’aurais pas droit à l’erreur (ceux qui se lancent à vingt ans peuvent toujours tenter des choses différentes, recommencer jusqu’à trouver le style qui leur convient), et cela me dissuadait encore plus. D’un autre côté, j’étais sûr que si je ne me décidais pas à franchir le pas, je garderais toujours un petit regret au fond de moi. Je me suis donc forcé à rédiger quelques pages, à partir d’une trame assez sommaire. Ensuite, l’histoire et les personnages se sont mis en place progressivement, et l’écriture est venue bien plus naturellement que je ne le craignais.

— Tu te retrouves dans la position d'un traducteur qui devient  écrivain. Qu'est-ce que tu as découvert, pendant l'écriture de ce  roman, qui t'a surpris le plus (au niveau de l'écriture, notamment)?
A vrai dire, j’ai découvert plus de ressemblances que de différences entre ces deux activités: l’écrivain,  comme le traducteur, est amené à rechercher le style le plus adapté pour traduire en mots des idées, des impressions, des images. Que celles-ci soient celles d’un autre ou les tiennes, au fond, ça ne change rien – ou presque. La principale nouveauté, pour moi, c’est qu’en traduisant, on a rarement à se poser la question de la construction – l’auteur du texte  original l’a déjà réglée. Quand on écrit, au contraire, tout est à faire, depuis la construction générale du roman jusqu’à l’articulation des histoires individuelles qui composent le récit. Ces histoires vécues ou imaginées que tu as en tête – je pense par exemple à l’épisode de la chute de l’enfant ou celui de la collision de train – semblent te lancer un défi : « Alors, vas-tu trouver la meilleure façon de me raconter ? » (rires)

— Entre l'écriture de ce roman et sa publication, l'Egypte a fait sa  révolution. Est-ce que tu écrirais ce roman, aujourd'hui, de la même  façon que tu l'as écrit hier?
Bien sûr, cette révolution est un événement très important, et après avoir vu ces gens sortir de chez eux au péril de leur vie pour défier son dictateur, puis le contraindre à partir, on sait que rien ne sera jamais plus comme avant. Mais je n’ai pas voulu fixer un moment particulier de l’Histoire. Bien sûr, mon personnage, en retournant au Caire après une longue absence, retrouve des souvenirs d’enfance, évalue les changements survenus depuis qu’il est parti, discute avec les jeunes qu’il rencontre, de sorte que beaucoup d’éléments sur lesquels la Révolution a mis le projecteur – la lucidité de la jeunesse, le bouillonnement de la capitale autour de ce cœur battant qu’est la place Tahrir, la paranoïa d’un régime entouré d’appareils de sécurité féroces  – figurent dans le roman, mais presque par hasard, parce qu’ils m’ont toujours intéressé, indépendamment des soubresauts de l’actualité. En fait, je voulais montrer, d’une manière romanesque, les liens sensuels, charnels, poétiques, qui unissent le personnage à cette ville et à ses habitants. Donc oui, je pense que je l’écrirais aujourd’hui de la même façon.

— As-tu eu des difficultés à te faire éditer?
Oui et non. Oui parce que je m’étais initialement polarisé sur les grandes maisons d’édition -- après avoir attendu si longtemps, il me fallait, l’un des plus grands éditeurs de la place, sinon le plus grand (rires) ! Certains ont sincèrement aimé mon roman mais m’ont avoué ne pas l’imaginer dans leur catalogue ; d’autres ont justifié leur refus avec des arguments embarrassés, comme s’ils s’étaient donnés du mal à trouver une raison de ne pas le publier. Je pense qu’avec son côté inclassable – une sorte de littérature étrangère écrite en français ? –, il n’entrait pas facilement dans leurs grilles d’appréciation. Non parce que, parallèlement à ces tentatives, j’ai découvert par hasard un petit éditeur, « Vents d’ailleurs », dont le projet  est de « construire des passerelles vers des imaginaires venus d’ailleurs et proposer des livres pour enrichir les êtres humains dans leur recherche d’humanité ». Je leur ai aussitôt envoyé mon roman, et ils m’ont  donné leur accord très vite, ce dont je n’ai qu’à me féliciter : j’ai ainsi découvert des gens ouverts, chaleureux et qui ont le goût du travail bien fait.

Merci Khaled !

"Le Caire à corps perdu", roman, éditions Vents d'Ailleurs.
Sortie 22 septembre 2011
On peut également retrouver Khaled Osman sur son site web : http://khaledosman.fr/