24.02.2012
Le blog de l'ATLF !
Vous allez vous demander ce que fait le blog de l'ATLF sur ce blog perso...
Attendez que je vous explique !
Je fais partie du conseil d'administration d'une très chouette association qui s'appelle l'ATLF, association des traducteurs littéraires de France.
Depuis quelques mois, nous travaillons dans le plus grand secret à la création du blog de notre association.

Le joli logo de l'Association
Ce blog vient de voir le jour, et c'est une très grande joie !
Créer un blog d'association, ce n'est pas comme créer son propre blog. Il y a beaucoup de travail préliminaire pour définir une ligne précise, savoir qui va faire quoi, comment...
Des discussions, des solutions à trouver... Bref, un travail d'équipe qui m'a passionnée (tout en prenant beaucoup de temps, je dois dire !).
Mais le résultat est là :
http://blog.atlf@org.
Et je n'en suis pas peu fière ;-))
11:47 | Lien permanent | 3/ Au jour le jour, 6/Traductions | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : atlf, traduction, blog de l'atlf, ytak
02.07.2010
Lectures estivales 2010, Pierre Gallissaires
Première proposition de lectures pour l'été. On commence avec de la poésie.
Pierre Gallissaires, grand traducteur de l'allemand (mais aussi de poètes néerlandais), est poète lui-même. Il vient de publier "Le dit du poème parmi d'autres", aux éditions Aviva.
"Je ne sais qui dit quoi
Je ne sais qui
dit sept et retient douze à déjeuner
dit quoi
s'accuse de l'orage et foudroie son chagrin
prend la parole au pied d'un mur
écoute les images
tourne six fois son pouce dans la bouche et l'avale
son bec
dans la poche et l'enlève
pleure deux fois plus vite que son ombre
je ne sais qui prétend
être né le premier qui dément
je ne sais quoi
dérange
persiste et digne se défend
je ne sais qui splendide
va là
prend la parole au pied d'un arbre
et vit"
Pierre Gallissaires. "Le dit du poème parmi d'autres".
Editions Aviva, 84 rue Amédée-Berque. 33130 Bègles.
15:51 | Lien permanent | 4/dernières lectures | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre gallissaires, traduction, poésie
12.02.2010
Nothing but your skin
Non, n'allez pas croire que je me suis mise subitement à parler anglais couramment ! J'aimerais bien, mais bon... Il faut un peu plus d'effort et de temps pour maîtriser une langue... (d'ailleurs, cette expression "maîtriser une langue" me fait toujours rire, comme si une langue était une bête féroce qu'il fallait arriver à dompter ! ;-))
Mais, je vous le disais dans un vieux post, mon roman "Rien que ta peau" a été traduit en anglais, et vient de sortir chez Annick press, au Canada.
Il n'est pas sorti tout seul, puisque le livre rassemble deux romans : "Rien que ta peau" et "La piscine était vide" de Gilles Abier.
C'est assez marrant : le livre a deux couvertures, et on le retourne pour lire une histoire ou bien l'autre...
Voilà les couvertures, donc (toutes les deux à l'endroit)
Pour ma part, je trouve la mienne un peu trop agressive. Et vous ?

Je suis très heureuse que ce livre sorte avec "La piscine était vide" (enfin, pardon "The Pool Was Empty" ;-), vu que c'est un roman que j'aime beaucoup, et que je vous conseille de lire (en français ou en anglais :-).
Un petit regret ? Le nom de ma traductrice n'apparaît pas sur la couverture. Alors je répare tout de suite cet oubli : il est traduit (et fort bien traduit, paraît-il), par Paula Ayer.
16:23 | Lien permanent | 1/Mes romans | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rien que ta peau, ytak, traduction, gilles abier
30.10.2009
Traduction de "rien que ta peau" en anglais
Lorsque je n'écris pas, je traduis.
Mais il arrive aussi que l'on me traduise !
Jusqu'à présent, seuls mes livres de cuisine sur le pain ont été traduits (en allemand, italien, espagnol). "Les murs bleus" ont bénéficié d'une édition, en Allemagne, en français accompagné d'un glossaire et notes en bas de page, pour ceux qui veulent lire des textes en V.O mais ne maîtrisent pas tout, et je suis en attente d'une hypothétique traduction en langue allemande.
Mais "Rien que ta peau" va être traduit... en anglais !!!
Là, je dois dire que ça a été une énorme surprise, et une grande joie aussi. En ce moment, les livres jeunesses français sont souvent traduits... en coréen (oui oui !), en italien, en espagnol... Mais en anglais, la chose est plus rare. Sans doute les anglo-saxons ont-ils un réservoir inépuisable de titres chez eux, pour ne pas en chercher ailleurs ?
Mais voilà, un gros éditeur canadien, de Toronto, a été intéressé...
Le livre sortira avec un autre titre de la collection "D'une seule voix" d'Actes Sud. Il s'agit de "La piscine était vide" de Gilles Abier. Ça ne pouvait pas mieux tomber. Je suis donc ravie de partager cette aventure avec lui !
Chose étonnante, j'ai même reçu le texte traduit, avant publication. Ne lisant pas l'anglais, évidemment, je n'ai pas pu juger de la qualité de la traduction. Une amie traductrice l'a fait pour moi (Merci Cathy!), et me dit que c'est superbe...
Alors voilà, c'est comme un autre voyage que va entreprendre "Nothing But Your Skin" !
Je ne sais pas quand le livre sortira, mais je vous tiendrai au courant (je suis curieuse de voir la couverture ;-)
Et en France, "Rien que ta peau" suit son petit bonhomme de chemin : il est sélectionné pour plusieurs prix jeunesse, et j'entends, ici ou là, des échos favorables.

Un lac gelé recouvert de neige, et des pas...
Ceux des héros de "Rien que ta peau", Louvine et Mathis, peut-être ?
18:14 | Lien permanent | 1/Mes romans | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : traduction, rien que ta peau, anglais
10.04.2009
Des mots d'ailleurs
De retour du Pays de Montbéliard... deux jours d'interventions en collèges et lycées (à Seloncourt, Montbéliard, Béthoncourt, Valentigney) et deux jours de salon (à Voujeaucourt). De multiples rencontres, de belles énergies, des sourires et des rires. Des questions, des interrogations, des doutes, des incompréhensions.
Etre adolescent aujourd'hui n'est pas si simple, entre société, famille, et manque de perspectives.
Je constate, avec une certaine tristesse, que ce que nous croyions acquis il y a vingt ans ne l'est pas toujours. Le droit des femmes à décider de leur vie, de leur corps et de leur sexualité semble à nouveau poser problème...
Il ne faut pas donc pas lâcher la barre et tenir bon...
Il y a également une passivité chez certains lecteurs qui m'étonne. Si l'adolescent n'est pas l'acteur de sa propre vie, quand le sera-t-il ? Une fin ouverte les perturbe : « Mais, m'dame, on ne sait pas ce qui va se passer après... ».
Oser imaginer, oser penser par soi-même... Voilà peut-être de nouveaux défis en ce début de XXIe siècle !

Une vue du Salon "les livres complices", à Voujeaucourt (Merci encore à Muriel pour son accueil).
Je ne détaillerai pas toutes les interventions. Je remercie l'ensemble des enseignants qui se sont investis, et tous les élèves qui ont joué le jeu, et bien participé.
Je voulais juste parler d'une rencontre, peut-être parce qu'elle a touché, chez moi, un point sensible, et m'a profondément émue.
C'était dans le Lycée professionnel Albert Camus de Bethoncourt.
Un petit groupe de terminale pro, dans un CDI bien aménagé. Après un rapide échange de questions/réponses, les jeunes m'expliquent qu'ils ont préparé quelque chose à mon intention. Ils sont allés sur mon blog, ont essayé de repérer ce qui me tenait à coeur, ce qui faisait sens dans ma vie.
Ils se sont dit que, si j'étais traductrice, c'est que la langue, les langues, devaient compter pour moi.
Or dans cette classe, plusieurs élèves étaient issus d'une autre culture, d'un autre pays.
Alors, avant mon arrivée, ils ont repris « Rien que ta peau », qu'ils avaient tous lu en français, et en ont traduit un morceau dans leur langue maternelle.
Et, devant moi, ils se sont levés pour me lire un extrait de « Rien que ta peau » en portugais d'Angola, arabe dialectal, allemand, serbo-croate, et turc.
Et chacun a écouté la langue de l'autre dans un très beau silence attentif.
C'était terriblement émouvant. J'ai bien failli me mettre à pleurer ! Je crois que je ne pourrais jamais plus relire ce passage en français sans entendre, dans ma tête, ces voix venues d'ailleurs :
« a primeira ves... eu gostei muito desa esprésão : a primeira ves... A primeira ves que eu ti vi... estas a ver, meu coração estava a baterse. Nos nuca sabemos, a primeira ves, que é a primeira ves... »
Pour nous remettre de toutes ces émotions, Sébastien Praderes, le documentaliste, à l'origine de ce si beau cadeau, avait préparé des jus de fruits et des gâteaux pour tous les élèves.
Je pensais alors que la rencontre était terminée ! Mais non, après avoir bu et mangé, discuté, plaisanté, les élèves sont revenus d'eux-mêmes se rasseoir pour continuer la rencontre.
Il y a, comme ça, dans nos vies d'auteurs, des moments magiques qu'on aimerait prolonger un peu.
Un grand merci à vous toutes et tous. Je n'ai pas récupéré le texte en turc et en arabe dialectal... Vous pouvez me les envoyer par mail. Je le mettrai sur mon blog, avec les autres textes.
Les photos prises pendant la rencontre seront sont aussi les bienvenues. (en voilà une, merci à Sébastien Praderes pour ses envois)

Première lecture, dans un silence attentif...
10:57 | Lien permanent | 5b/Rencontres et voyages | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : traduction, rencontre, béthoncourt
08.09.2008
Des noms sur le sable
Le premier octobre prochain, pas moins de trois parutions avec mon nom sur la couverture...
Un livre de cuisine (des recettes de yaourts), un roman ("Rien que ta peau", chez Actes Sud Junior),
et une traduction "Des noms sur le sable" de Lluís-Anton Baulenas.
C'est de cette dernière dont je veux vous parler, en quelques mots et plutôt en image, puisque voilà, en exclusivité, la couverture.
Je la trouve très belle, et elle va bien avec le livre.
Pour parler de ce roman, je vous glisse quelques lignes, proposées par l'éditeur :
L'héroïne de ce roman est une femme catalane d'origine italienne qui a dû quitter Barcelone après la guerre civile (1936), et qui en 1974, année où commence l'histoire, dirige un bordel fréquenté par les hommes les plus importants de Lisbonne. Mais ce personnage singulier est aussi le témoin pas toujours muet de nombreux événements comme les massacres en Angola ou la Révolution des Oeillets.
Comme tous les romans de Lluís-Anton Baulenas, "Des noms sur le sable" est difficile à résumer, tant il est riche et foisonnant. C'est le quatrième roman que je traduis de cette auteur. Plus sombre que "Le bonheur" ou que "Le fil d'argent" (ces deux romans sont désormais disponibles en édition de poche), mais moins cynique de "Combat de chiens", il offre une fois encore un étonnant portrait de femme.
A découvrir, donc, à partir du 1er octobre.

13:46 | Lien permanent | 6/Traductions | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : baulenas, catalan, noms sur le sable, traduction






































