29.11.2011

Hétérographe, numéro spécial enfance

Hétérographe, c'est une superbe revue suisse, en principe destinée aux adultes, et qui se définit ainsi : " Il s'agit d'un lieu de création et de débat ouvert à tous les publics - pas forcément aux homosexuel.les.s-, une revue exigeante par sa qualité, innovatrice par les formes de ses contributions et par les thèmes abordés. Le sous-titre "Revue des homolittérature ou pas :" indique que la revue Hétérographe est un espace mouvant et ouvert, qui milite pour le décloisonnement des identités, se situant clairement du côté du queer, du questionnement des orientations sexuelles ou des genres, ce qui est déjà en soi le propre de la littérature"

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Le numéro d'octobre 2011 est donc un numéro "spécial enfance".
Pierre Lepori, rédacteur en chef de la revue, m'a contactée et demandé simplement si je voulais participer, en leur écrivant un texte. J'ai dit oui tout de suite ! Et je ne le regrette pas, parce que je suis en excellente compagnie. Anne Percin, Claude Ponti, Thomas Gornet, Karim Ressouni-Demigneux, un entretien passionnant avec Thierry Magnier, pour ne citer que quelques-un(e)s des auteurs présents dans ce numéro...Un vrai festival ! Il y a aussi un cahier d'illustrations d'Albertine, des articles de réflexion et critiques de livres.

De mon côté, j'ai choisi d'écrire un court texte, destiné à de jeunes enfants, et intitulé "ça change tout". Le sujet de l'identité sexuelle, du genre, de la pression de la "norme" m'intéresse toujours autant... Et d'écrire ce petit texte m'a donné envie d'en dire plus.

Voilà l'adresse du site de la revue : http://www.heterographe.com/

Vous pouvez trouver facilement cette revue par internet, en allant sur leur site : http://www.heterographe.com/abonnement2.html (paiement facile par paypal).

Et pour en savoir plus, n'hésitez pas à aller faire un tour sur le site de Ricochet, qui consacre tout un article à cette revue, avec une longue et belle interview de Pierre Lepori, sur le site de Ricochet, à l'adresse suivante : http://www.ricochet-jeunes.org/magazine-propos/article/22...

04.08.2011

"Il se peut qu'on s'évade", la couverture

Extrait de la quatrième de couverture de "Il se peut qu'on s'évade"... Sortie 7 septembre 2011, aux éditions Thierry Magnier.

"Je crois que j'ai fait des choses que je n'aurais pas dû, mais je ne me rappelle pas quoi. Des choses graves qui peuvent mener en prison, en tout cas. Un officier de police est même venu au musée me poser des questions. Je lui ai répondu que je ne savais rien, et il m'a laissé tranquille. Je n'ai aucune difficulté à mentir. Les humains et leurs interrogations ne me touchent pas. Ils sont trop loin de moi. Seule la peinture, la sculpture, le dessin peuvent provoquer en moi des émotions. Si j'en suis privé, on me prive de vie..."

Une série de photographies de Gérard Rondeau a été confiée à Cathy Ytak. Elle s’est aventurée dans l’écriture d’un roman où ces photographies ont provoqué la fiction.

Et voilà la couverture, en avant-première !

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 J'ai parlé de l'écriture de ce roman sur mon blog, à cette adresse là.

26.01.2011

Un photoroman, et des doutes...

"Photoroman" est une collection dirigée par Jeanne Benameur et Francis Jolly, aux éditions Thierry Magnier.
Cette collection est née d’une rencontre entre une femme qui écrit et un photographe.
L’idée de Photoroman est simple. Un photographe confie à l'éditeur une série de 12 images, vision intime d’un univers. Un écrivain les reçoit sans aucune information. La contrainte est alors de les intégrer au cœur d’un récit : elles doivent bouleverser la vie du personnage principal. [...]
Dans notre quotidien où les images envahissent tous les supports, cette collection propose un espace pour l’imaginaire. La photographie n’est plus spectacle, elle devient source de vision.
À la fin de l’ouvrage, une bio-bibliographie de l’auteur fait face à un court texte du photographe dans lequel il explique sa démarche de création.
(texte de présentation de la collection, par l'éditeur)

Voilà... Vous avez compris... Les éditions Thierry Magnier m'ont proposé l'aventure. Et je suis très heureuse de retravailler avec eux (ils m'avaient publié "Le cimetière d'Arhus", il y a quelques années).

En fait, j'ai eu le choix entre quatre ou cinq séries de photos.
C'était très excitant de voir ces photos étalées devant moi, dans un petit bureau des éditions Thierry Magnier. Jeanne Benameur, directrice de la collection, s'était éclipsée pour me laisser les découvrir seule...


Comment choisit-on des photos,
quand on sait que l'on va avoir un court roman à écrire qui les intègre au point de "bouleverser la vie du personnage principal" ?

J'ai tout d'abord écarté une série qui semblait très loin de mon univers. Puis celle qui racontait déjà si fort une histoire que mon texte n'aurait été que redondance.
Et puis, il y a eu une série qui m'a fait battre le coeur plus vite. C'est comme une rencontre, ça ne s'explique pas...  J'ai su que ce serait celle-là, et pas une autre.
J'ai regardé les suivantes, bien sûr, mais mon choix était fait.

Je suis sortie du bureau de l'éditeur, sur un petit nuage. Fière aussi de savoir qu'on me faisait confiance en me commandant ce roman.
Ecrire "sur commande", c'est un défi. J'aime assez ça, parce que ça m'oblige à travailler dans un temps donné, et de me jeter à l'eau sans hésiter.
Mais c'est aussi un risque : celui que le texte soit refusé par l'éditeur, s'il ne lui convient pas.

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Trois couvertures de romans publiés dans la collection "photoromans"

Quand je suis arrivée chez moi, j'ai regardé de nouveau les photos, et là... J'ai eu comme une espèce de spasme. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir raconter ? Ces photos étaient superbes, oui... Mais comment bâtir une histoire avec elles ?

Je me doutais que j'allais perdre pieds, assez vite. Et j'ai perdu pieds, tout de suite!
Plus je les regardais, ces photos, plus j'étais perplexe, et plus je me sentais en proie au vertige. Et du vertige à la panique, il n'y a qu'un pas...
J'avoue que j'ai passé une quinzaine de jours assez difficiles, à regarder ces photos pendant des heures, à les trouver de plus en plus belles, de plus en plus fortes, de plus en plus bruyantes, puis soudain très silencieuses... Elles m'échappaient.
Je me disais intérieurement : "Ne panique pas... Respire bien... Laisse-toi aller... Ne cherche pas..."

Et puis il s'est passé quelque chose avec une photo, bien précise. Comme un déclic. Et ce déclic m'a donné une idée. Une idée folle. Une idée que j'ai commencé à dévider, doucement, sans forcer, trop heureuse d'en avoir attrapé au moins une, d'idée (même folle).

Alors voilà, ça y est... l'histoire se construit quelque part dans ma tête. Il ne me reste plus qu'à l'écrire.
Rien que ça : l'écrire !
Je ne sais évidemment pas ce que ça va donner. Parfois, on  a une idée en tête qui semble lumineuse, et dès les premières lignes écrites, on se rend compte que ça n'ira pas du tout, et il faut repartir à zéro.

Aujourd'hui, je ne sais pas où j'en suis...
Je suis envahie par le doute, mais une nouvelle fois  embarquée*. (voir post ici).

Pour en savoir plus sur cette collection :
le site des éditions Thierry Magnier
le site de Francis Jolly

* être embarqué : être engagé sans retour (dixit le dictionnaire "Le Grand Robert").