31.01.2008

Antoine... et son prénom (à Stuttgart)

A Stuttgart, 
M. Sète, attaché culturel, vient me chercher avec une très belle voiture et me conduit... au Consulat.
L’institut français se partage en effet avec le consulat français de la ville, et se trouve dans une ancienne maison de maître, bâtiment classé, très beau, qui domine tout Stuttgart, mais assez peu fonctionnel pour y abriter des bureaux.

J’interviens dans la bibliothèque. C’est un endroit très chaleureux, que j’aime tout de suite beaucoup. La qualité de l’auditoire, une fois encore, m’impressionne.

Une question innocente, en apparence : « Y a-t-il des analogies entre Antoine et l’enfant, et « Le petit prince » de Saint Exupéry ?
Je suis soufflée… non. Je n’ai jamais pensé au « Petit prince » en écrivant « Les murs bleus ».
Mais en revanche, j’ai beaucoup repensé au livre qu’Antoine de Saint-Exupéry a écrit sur son expérience de pilote de guerre et qui d'ailleurs porte ce titre "Pilote de guerre". Je l’ai lu adolescente, et il m’a laissé une forte impression. Parce que, au-delà de la guerre, il parlait surtout de paix. Mais comment un pilote de guerre pouvait-il parler de la paix ?

Et d’un seul coup, j’ai pensé que le choix du prénom d’Antoine, il était là. Inconscient. Hommage inconscient à Antoine de Saint-Exupéry…

Je suis toujours étonnée de voir combien ces rencontres m’ont appris sur mon livre, et sur ma propre manière de travailler !

En effet, quand j’écris, je ne me pose pas autant de questions sur mon écriture
. Devoir expliquer me pousse à réfléchir.
Et je crois que, grâce à tous ces lycéennes et lycéens allemands, j’ai vraiment enrichi ma réflexion, je l’ai poussée plus loin. C’est un immense cadeau qui nourrira, à n’en pas douter, mes livres futurs.

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A Stuttgart, j'ai eu quelques heures pour me promener dans la ville. Il s'agit là d'une fontaine...