11.04.2010

Printemps

Le printemps arrive dans le haut-Doubs. Oh, il est encore bien timide... La neige s'accroche et fait de la résistance dans les coins sombres des forêts, le thermomètre s'entête un peu le matin en dessous de zéro, mais le printemps arrive bel et bien.
Il n'y a pas encore de feuilles aux arbres, n'allons pas trop vite... Mais quelques perces-neige dans les prairies, les fleurs jaunes de tussilage (on appelle aussi cette plante "pas d'âne" à cause de la forme de ses feuilles. Feuilles qui, curieusement, apparaissent toujours après les fleurs), des primevères, et un peu de pissenlit de quoi se faire une bonne poêlée... (pas de salade, hélas, la maladie du renard sévit dans nos montagnes et nous prive de salades sauvages crues).

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Le printemps arrive donc, à de minuscules petits signes qu'il faut prendre au vol. Mais quelle jolie promesse !

Quant à moi, j'ai terminé un livre de recettes de cuisine sur les fromages frais (sortie prévue août 2010, aux éditions Marabout) et je repars sur un autre livre de cuisine.
Du coup, je n'ai pas vraiment de temps pour travailler sur mes romans en cours. Cela fait bien des semaines, voire des mois que je n'ai rien écrit. Puisse le printemps me donner l'énergie de tout mener de front !

02.11.2009

Les vieux papiers de Berlin

 

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Juste une photo, prise à Berlin. Des affiches collées sur un mur, les unes sur les autres...

06.09.2009

A chacun sa cabane

Cet été, j'ai aussi travaillé sur un petit texte qui est parti rejoindre d'autres petits textes pour une oeuvre collective...

Les éditions de La cabane sur le chien, avec lesquelles j'aime aussi beaucoup travailler, ont eu une idée originale : demander à des illustrateurs/plasticiens de créer des cabanes, de demander ensuite à des auteurs un texte à propos de ces cabanes et, enfin, de demander au photographe Gérard Benoit à la Guillaume de photographier le tout.

Cet ensemble donne un livre, intitulé "A chacun sa cabane", dont voici la couverture :

 

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Dans ce collectif, on retrouve, pour les écrivains : Anne Ferrier, Christophe Fourvel, Grégoire Kockan Kocjan (pardon Grégoire!), Jean-Luc Luciani, Edith et Chloé Soonckindt, Bernard Friot, Sylvie Baussier, Nicolas bouveret, Eric Borgen, Géraldine Collet, Elisabeth Courdier, Frédérique Cretin, Laurence Gillot, Anne Jonas, Kochka, François Lacroix, Michel Ots, Mathieu Sabarly... Et Cathy Ytak ;-)

 

Chaque texte devait prendre pour titre un prénom, celui de la personne qui vit dans cette cabane...
Mon texte s'intitule "Ainara", il illustre la cabane imaginée par Marie-Hélène Bugaut.

Et voilà un petit aperçu de l'intérieur... ça donne envie de le découvrir, non ?

 

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Dans les créateurs des cabanes, nous avons : Joëlle Gagliardini, Simon Kroug, Catherine Louis, Corinne Salvi, Christian Voltz, Marie-Cécile Brun, Marie-Hélène Bugaut, Ghislaine Chortey, Pauline Comis, Anne Crahay, Adeline Da Costa et Sandrine Buessler, Corinne Demuynck, Claire Garralon, Laurence Louis, Fanny Millard, Jessica Scaranello, Léah Touitou, Lise Vurpillot, Sophie Zazzeroni.

Et bien sûr, les photos de Gérard Benoit à la Guillaume, donc je vous parlerai dans un autre post.*

Ce livre donnera lieu aussi à une exposition à Pontarlier (textes, photos et cabanes), dans la jolie salle des Annonciades, du 10 au 25 octobre 2009. Puis elle partira en tournée

Petit ajout : j'ai oublié de préciser que la mise en page/graphisme du livre a été assuré par Corinne Salvi, et c'est une vraie réussite.
Si vous voulez découvrir une autre cabane, allez faire un tour sur le site de Simon Kroug.

* voilà qui est fait, avec quelques mois de retard ;-) : http://www.ytak.fr/archive/2010/01/28/bidons-sans-frontie...


18.02.2008

le reste de ma vie

"Si ce blog ne présente qu'une toute petite partie de votre vie, pourquoi ne nous faites vous donc pas partager le reste de votre vie?"

Autre question restée sans réponse...

Il y a quelque chose qu'on appelle « vie privée ». C'est le droit de chacun et chacune de vivre à l'abri des regards. Le « reste de ma vie » n'est intéressante que pour moi et ceux qui vivent avec moi.

Je n'en parle que lorsque je sais qu'elle peut donner un éclairage intéressant sur mon travail d'écrivain
. Quand cela peut expliquer un peu pourquoi j'écris et comment, et lorsque ça relie des expériences personnelles à des sujets de romans ou à des  personnages, par exemple.

Sur ce blog, je m'autorise quelques petites fantaisies : des photos que j'aime bien, des petites histoires un peu futiles, etc. Rien de plus. (Comme par exemple, ci-dessous, le bruit d'un torrent près de chez moi, en montagne ;-)

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podcast

 

 Quand je dis que ce blog ne représente qu'une petite partie de mon travail ou de ma vie, c'est pour dire que mon travail d'écrivain ne s'arrête pas au roman « Les murs bleus ». J'ai un autre roman qui est sorti au mois d'août dernier « L'ombre d'Adrien », que j'aime beaucoup. Un autre petit roman (pour plus jeune) va ressortir au mois de mars « Rendez-vous sur le lac ». Et j'ai d'autres projets dont je parlerai quand ils seront plus "sûrs". Mais il y a dedans des projets de romans pour ados, des albums pour enfants...

 

13.02.2008

L'odeur de mon village

Me voilà revenue en région parisienne, avec, comme toujours, les paysages de mon village gravés sous mes paupières. J'ai bien du mal à me réhabituer à la grande ville, que je trouve grise, sale, et malodorante.

On me dit que je parle souvent des odeurs, dans mes livres.
C'est vrai ! En ville, on prend l'habitude de fermer ses narines parce que... ça pue !

Quand on a la chance de vivre en pleine nature
, au contraire, on ouvre bien grandes ses narines et on se laisse envahir par des tas d'odeurs différentes. En hiver : l'odeur du bois brûlé dans une cheminée, l'odeur d'une étable, l'odeur du lait qui sort du pis de la vache (et qui n'a rien à voir avec l'odeur du lait qu'on fait chauffer ensuite dans une casserole), l'odeur de terre, l'odeur des feuilles mortes, celle des sapins, l'odeur âcre de certaines racines et plantes. L'odeur de la neige... et l'odeur du pain qui sort du four ;-)

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Comme les odeurs sont encore difficilement exportables par le net, voilà une photo de crépuscule. Je l'ai prise avant-hier soir, du haut de mon village. Le lac était partiellement gelé... (Mais pas assez pour aller dessus !).

01.02.2008

Un coeur sur une vitre

Le 1er février est, pour moi, un jour particulier.
Je dédie donc la photo ci-dessous à la personne à qui je dédie souvent mes romans : elle se reconnaîtra ;-)

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La photo a été prise à travers une vitre de train, en Paris et Cologne.

"Elle partait pour une tournée en Allemagne. Une semaine... C'était court et long à la fois. Il l'accompagna à la gare. Au moment de partir, alors qu'elle sentait sa gorge se nouer comme avant chaque départ, il dessina sur la vitre très sale du train, pour rire, pour la faire rire, un petit coeur maladroit, du bout des doigts. Le temps était à l'orage. Et tout le temps du voyage, le petit coeur dessiné à la hâte sur la poussière de la vitre s'envola sur un fond de paysage gris sombre. Elle se sentait en bonne compagnie. Parfois, elle en souriait, comme d'une bonne plaisanterie.
En descendant à Cologne, elle abandonna ce dessin sur la vitre sale du train : il commençait à perdre ses contours."

29.10.2007

corvée d'eau

Vous trouverez dans cette rubrique "les murs bleus en images", des extraits des "Murs bleus" concernant le Brésil, et des photos qui s'y rapportent.
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"— Ils font quoi, ces gamins ?
— Ils ont été chercher de l'eau."

Les murs bleus, page 113. 

28.10.2007

Les camions

Vous trouverez dans cette rubrique "les murs bleus en images", des extraits des "Murs bleus" concernant le Brésil, et des photos qui s'y rapportent.

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"La vie, là-bas, dans ce coin-là... Je ne sais pas comment te dire. Si tu n'y prêtes pas attention, tu peux mourir. Enfin, je veux dire que vivre, c'est une lutte de chaque instant. Il faut le vouloir, parce qu'on manque de tout, d'eau, de nourriture, de soins. J'ai bossé avec le frère de Jerusa, à décharger des camions..."

Les murs bleus, page 83.