06.03.2008

Jean Sénac, un poète.

Lorsque j'ai reçu le prix de la NRP, en 2007, il était prévu que ce prix s'accompagnerait d'un petit film, et d'une "séquence" dédiée aux collégiens et aux élèves de 2e.

Cet outil  pédagogique vient de sortir.
On peut le consulter librement à cette adresse :  http://blogs.nathan.fr/nrp-college/category/prix-nrp-2006...

C'est toujours très étrange
, pour un auteur, de voir ainsi son roman "disséqué", "étudié", coupé en petits morceaux. L'étude des personnages, ce qu'ils veulent dire, pourquoi ils sont là, etc.

Cette séquence a été écrite par Adeline Pringault, que je ne connais pas. Je ne peux que la remercier du sérieux avec lequel elle a préparé ce dossier.

J'aime beaucoup le travail qu'elle a fait de relier trois poèmes, présents dans le livre, et trois poètes. Le « Quand tu aimes, il faut partir » de Blaise Cendrars (dont je parlais récemment sur ce blog) « Le déserteur » de Boris Vian, et « Les yeux », de Lorca.

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Jean Sénac

On aurait pu ajouter un quatrième poète. C'est un poète peut-être un peu moins connu, mais qui mériterait pourtant qu'on s'y attarde : Jean Sénac.
Un de ses poèmes est en exergue de mon roman.

Et je vous invite à découvrir ce poète magnifique, qui n’est pas sans rappeler Lorca, justement. Sénac, poète engagé, est mort assassiné, lui aussi. Et ce poète avait été, un temps, instituteur… Comme Antoine dans « Les murs bleus».

[...] Maintenant l’arbre se souvient
d’une feuille étrangère
qui le liait au ciel
L’œil est témoin des drames invisibles
la parole crépite au désert d’une larme
Celui qui sait,
sa vie devient un bois d’épines.


Ce poème,écrit à Paris le 29 décembre 1950, était dédié à Albert Camus. Les deux hommes se connaissaient et étaient amis. Ils ont échangé une abondante correspondance.

La poésie de Jean Sénac est publiée aux éditions Actes Sud.
Pour en savoir plus sur Jean Sénac, sur wikipédia.