19.01.2010

Elisa Vellia

Je ne vous parlerai ni de livre ni de peinture aujourd'hui, mais de musique. Pour vous faire partager une découverte, et un vrai coup de coeur. Je connaissais déjà un peu le travail d'Elisa Vellia, quand elle chantait et jouait dans le duo Sedrenn (chants et harpes celtiques), et j'appréciais déjà sa voix et sa manière de jouer.
Mais depuis quelques années, cette artiste, née à Corfou, revient vers ses rivages, riche de ses voyages et rencontres...
Elle chante désormais dans sa langue maternelle, et c'est un bonheur de l'écouter. Elle garde la harpe celtique, mais la balance au rythme de son pays d'origine, dans un mariage des plus réussi.
J'aime ces gens qui puisent dans leurs racines pour mieux aller vers l'autre.

Elisa Vellia, c'est aussi quelqu'un de chaleureux, passionnée et passionnante. Il faut la voir, lors de master class de harpe celtique, par exemple, morigéner gentiment les très jeunes et brillants musiciens qui alignent des notes avec brio et dextérité en oubliant d'y mettre un peu de leur coeur... Il faut la voir les faire chanter, danser, taper dans leurs mains pour leur expliquer les difficultés et les richesses d'un rythme que nos oreilles françaises ont du mal à apprivoiser !

J'avais donc envie de vous faire découvrir cette artiste qui allie si bien Méditerranée et Bretagne, où elle vit désormais, loin de ses citronniers, myrtes et oliviers.
Sur cette vidéo, enregistrée lors de l'un de ses concerts à Arles, elle joue sur une "électro-harpe Camac"; encore un savant mélange de tradition et de modernité.

Cette chanson, "Mirta", raconte sa rencontre avec un arbre solitaire, dans un cours d'une vieille maison, à Athènes, et dit ceci : "Au moment où les lumières s'éteignaient, où les gares se vidaient, je fus prise comme d'un désir fou de danser..."

Vous pouvez retrouver cette chanson, et d'autres, sur son très beau disque "Ahnaria" (Empreintes). Le chant du Monde.

Elisa Vellia trio : "Myrtia". live in Arles. oct 2009 from Elisa Vellia on Vimeo.
avec Franck René aux clarinettes. Et Christophe Gauvert à la contrebasse.