29.01.2008

Göttingen

Göttingen

Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.

Et tant pis pour ceux qui s’étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
À Paris ou à Göttingen.

BARBARA, "Göttingen".


Extrait de mon journal de bord :

« Arrivée à Göttingen, sous un beau soleil. Nous prenons un taxi, Mme Crochot et moi, pour nous rendre au lycée. Je suis reçue dans une grande salle, mais je demande à ce que ma table et ma chaise soient descendues de l’estrade : elles sont trop loin du public et me placent sur un piédestal qui me déplaît.
Des élèves (presque aussi intimidés que moi) me présentent au public. Puis les questions s’enchaînent tranquillement.
Ensuite, des élèves ont préparé une petite représentation. Deux élèves jouent les rôles du journaliste et de… Cathy Ytak !
C’est assez surprenant. S’affichent sur un écran les réponses que je suis censée donner à propos de mon livre !
Ce travail a été réalisé pour inciter les élèves à lire « les murs bleus ». Une rapide chronologie de la guerre d’Algérie s’affiche également.
Puis les raisons pour lesquelles ce livre « qui parle de pacifisme » devrait être lu.
J’avoue que je suis émue.
Je reprends la parole pour corriger quelques petites erreurs, notamment sur les manifestations parisiennes en 1961, où des dizaines d’Algériens ont été jetés dans la Seine (et non fusillés), et pour ajouter qu’au nombre des victimes déclarées (entre 400 et 600 000 morts), on oublie toujours de parler des femmes et des enfants victimes d’agressions sexuelles et de viols, qui sont aussi des victimes de guerre. »

De cette rencontre, je repars avec du chocolat et surtout un CD de musique
, enregistré dans le lycée, avec probablement des élèves musiciens. Piano, classique et jazz, je l’écoute avec plaisir en écrivant ce blog.
Un petit café bu rapidement dans la salle des professeurs, et c’est déjà le départ pour la gare.
Je n’aurais rien vu de Göttingen ! Mais on m’attend à Kassel…

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Un cadeau appétissant.
C'est une petite plaque de chocolat et pate d'amande, d'environ 8 cm sur 12 cm. C'est très fin.
Et à chaque fois qu'on m'offre ce genre de cadeau, je suis assaillie par le doute : est-ce qu'on doit le garder précieusement en souvenir, ou doit-on y faire honneur en le mangeant ?
Finalement,  je crois que je ne vais pas hésiter très longtemps... Je vais opter pour la seconde solution ;-)) 
(Et le prendre en photo avant pour le garder en souvenir !)