02.03.2008

Les fantômes du soir


« Les fantômes du soir », c’est l’histoire d’un écrivain, Paul Rubinstein, qui rêve de reconnaissance et de gloire. Il a écrit une douzaine de romans, mais rien ne se passe. Lorsque, soudain, le voilà nominé pour le prix Goncourt. Fulgurante ascension ! Il est même invité à la télévision !
Mais là, il tombe. Bêtement, il tombe de sa chaise sans dossier, devant des centaines de milliers de spectateurs.
L’ascension a été aussi vertigineuse que la chute.
Paul Rubinstein a mal au dos et à la tête, bien conscient du désastre.
Si on ne le reconnaît pas, est-il encore vivant ?
C’est la question qu’il peut légitimement se poser lorsqu’il s’aperçoit que, de retour chez lui, confortablement assis sur son canapé, l’attendent… trois fantômes. Et pas n’importe quels fantômes : Blaise Cendrars (oui, oui, vous avez bien lu !), Henry Miller et Lawrence Durrell. Trois géants de la littérature.

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Les fantômes du soir, de Sébastien Doubinsky, éditions le Cherche Midi. 


Je vous laisse découvrir la suite…

Dans ce roman, Sébastien Doubinsky pose des questions qui, je crois, sont celles de tous les créateurs.
Besoin d’être reconnu ? D’accord. Mais pourquoi et comment être reconnu dans une société qui accorde plus de place au spectacle qu’au sens ?
N’y a-t-il justement pas là un non-sens ?
Paul Rubinstein, dans l’impasse, va osciller tout au long du roman, toujours accompagné par ces trois fantômes d’écrivains, mais aussi par un jeune écrivain haïtien (qui, lui, n’a rien d’un fantôme), pour finalement retrouver le sens de l’écriture, le sens de la création.
Et si ce que l’on écrivait n’était qu’une main tendue, comme un pont entre les morts et les vivants ?

« Les fantômes du soir » est un livre qui me touche. J’en aime l’humour, la lucidité, l’écriture.
Il me touche aussi parce que les questions posées sont aujourd’hui les miennes, alors que va débuter la finale du prix des lycéens allemands pour lequel « Les murs bleus » est sélectionné.

Je connais bien Sébastien Doubinsky. C’est pour moi plus qu’un ami en écriture. Certains de mes livres lui sont dédiés. Si j’osais, je dirais que c’est un peu mon alter ego. Mais je n’ose pas, parce que, vraiment, il a un talent que je n’ai pas !

Lisez « les fantômes du soir ». Vous allez rire, vous allez être émus, vous allez être emportés. Et une fois le livre refermé, vous aimerez peut-être encore plus la littérature, et ces drôles de bonhommes et de bonnes femmes que sont les écrivains et écrivaines…


Pour en savoir plus sur l’auteur, voilà l’adresse de sa page myspace.
Vous pouvez aussi trouver, sur mon site, un résumé de tous ses livres.

Ps :tiens... encore une petite devinette.
Dans « les murs bleus », il y a un petit clin d'oeil à Sébastien Doubinsky... C'est assez subtil... Allez, cherchez bien. C'est vers la fin du livre... ;-)