22.12.2008

Alzamora, Baulenas, primés !

La nouvelle vient de tomber... Cette année, le prix littéraire le plus prestigieux de Catalogne, le prix Sant Jordi, vient d'être décerné à Lluís-Anton Baulenas.
Et le prix de poésie le plus prestigieux de Catalogne, le prix Carles Riba, vient d'être décerné à Sebastià Alzamora.

Le lien entre les deux ?
Ce sont deux auteurs que je traduis, et que j'aime beaucoup. Ils sont même devenus pour moi, au fil des ans, deux amis très chers.

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Lluís-Anton Baulenas et Sebastià Alzamora (photo vilaweb)

En voyant cette photo sur vilaweb, je me souvenue d'une mémorable soirée passée ensemble, avec Lluís-Anton, Sebastià, leurs compagnes respectives et mon compagnon, à Barcelone. Des rires, de l'amitié, du bon vin, des langues déliées, entre français et catalan, quelle belle soirée !

Aussi différents l'un que l'autre, ce sont deux univers à part entière, que j'aime pour des raisons différentes. Lluís-Anton parce qu'il sait raconter des histoires comme personne, Sebastià parce qu'il écrit comme personne...

Alors, voilà, j'apprend la mort de Mikel Laboa et la disparition de ce grand monsieur de la chanson me rend triste.
et puis une heure plus tard, j'apprend que deux écrivains que j'aime sont primés et reconnus pour leur talent, et ça me rend immensément heureuse : j'avais envie de partager la bonne nouvelle avec vous.

Le livre de Lluís-Anton s'intitule "El nas de Mussolini" (le nez de Mussolini). J'avais eu l'occasion d'en parler avec lui, alors qu'il le terminait... J'ai très envie de le lire. Il sortira pour la Sant Jordi, le 23 avril prochain. Le prix Sant Jordi, en effet, est un prix décerné sur manuscrit.

Quant à Sebastià Alzamora, il s'agit de "La part visible"... Dont je ne sais rien, mais que j'attends de lire avec impatience.

Pour en savoir un peu plus sur Lluís-Anton Baulenas, cliquez ici.
Pour en savoir un peu plus Sebastià Alzamora, cliquez là.

Et pour ceux et celles qui ont la chance de lire le catalan, voilà le lien sur le site de vilaweb

08.09.2008

Des noms sur le sable

Le premier octobre prochain, pas moins de trois parutions avec mon nom sur la couverture...
Un livre de cuisine (des recettes de yaourts), un roman ("Rien que ta peau", chez Actes Sud Junior),
et une traduction "Des noms sur le sable" de Lluís-Anton Baulenas.
C'est de cette dernière dont je veux vous parler, en quelques mots et plutôt en image, puisque voilà, en exclusivité, la couverture.
Je la trouve très belle, et elle va bien avec le livre.

Pour parler de ce roman, je vous glisse quelques lignes, proposées par l'éditeur :

L'héroïne de ce roman est une femme catalane d'origine italienne qui a dû quitter Barcelone après la guerre civile (1936), et qui en 1974, année où commence l'histoire, dirige un bordel fréquenté par les hommes les plus importants de Lisbonne. Mais ce personnage singulier est aussi le témoin pas toujours muet de nombreux événements comme les massacres en Angola ou la Révolution des Oeillets.

Comme tous les romans de Lluís-Anton Baulenas, "Des noms sur le sable" est difficile à résumer, tant il est riche et foisonnant. C'est le quatrième roman que je traduis de cette auteur. Plus sombre que "Le bonheur" ou que "Le fil d'argent" (ces deux romans sont désormais disponibles en édition de poche), mais moins cynique de "Combat de chiens", il offre une fois encore un étonnant portrait de femme.

A découvrir, donc, à partir du 1er octobre.

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18.04.2008

Les couvertures

Blandine me demande comment était la première couverture de "Rendez-vous sur le lac"...
Je vais en profiter pour parler des couvertures de mes livres !
Voici les couvertures de ce roman jeunesse.

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Première couverture (à gauche), publiée en 2003 par J'ai Lu Jeunesse, nouvelle couverture de Corinne Salvi (à droite), publiée en avril 2008 aux éditions La cabane sur le chien.

 
Lorsque j’interviens en milieu scolaire, on me pose souvent des questions sur les couvertures.
En primaire, les enfants me demandent « si c’est moi qui l’ai dessinée » et au collège ou au lycée : « si c’est moi qui ai choisi… »
Bien obligée de répondre non, à chaque fois !
Ce n’est pas moi qui dessine les couvertures. Et je n’ai pas le choix non plus, la plupart du temps. La couverture, c’est le domaine de l’éditeur. C’est le moment où, si je fais un mauvais jeu de mot, il « tire la couverture à lui ».
Donc, c’est une sorte de loterie étrange, pour un auteur. On ne sait jamais ce qu’on va gagner ! Bonne surprise, coup de cœur ou grosse déception, on doit « apprendre » à cohabiter avec la couverture d’un roman.

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Port-Titi, dans le Haut Doubs. "Toute ressemblance avec l'illustration de Corinne Salvi n'est pas du tout fortuite..." ;-)


Pour « Rendez-vous sur le lac », j’ai été très privilégiée, mais il n’y a guère qu’avec cette maison d’édition que les choses se passent de cette façon… J’ai reçu un projet de couverture, j’ai eu mon mot à dire, qui a été écouté.
Et je remercie Corinne Salvi, illustratrice et éditrice,  pour ce travail fait « en confiance ».
J’aime vraiment beaucoup la nouvelle couverture de « Rendez-vous sur le lac ». 

Pour en revenir aux autres couvertures… Je vous ai fait un petit montage rapide avec un livre que j’ai traduit du catalan, de Lluís-Anton Baulenas « El fil de plata » (« Le fil d’argent », ou l’histoire d'amitié et d'amour entre trois adolescents que la guerre d’Espagne, en 1936, va peu à peu séparer. (C’est un très beau roman, à propos, que je conseille à tous, ados et adultes).
Au fond : la couverture originale. Devant, à gauche la couverture de l’édition Flammarion, puis de l’édition France Loisirs, puis de l’édition de poche…

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Quatre éditions, quatre couvertures très différentes !


En ce moment, quelque part en France, une femme travaille à la couverture de mon prochain texte
qui va sortir chez Actes Sud Junior. Je ne sais pas ce qu’elle va faire, les couleurs qu’elle va mettre en avant, et ce qu’elle va choisir de porter en image…
Je suis impatience et, en même temps, j’essaye de me persuader que ça n’a pas d’importance. Ce texte, je l’aime. Je l’aimerai même si la couverture ne me plaît pas… Hum, c’est beau, ce que je viens de dire… Mais je ne suis pas tout à fait sincère.
Concernant les couvertures de mes livres, j’ai parfois des rejets violents, brutaux.
Mes amis se souviennent encore de mon premier livre publié. Je suis arrivée le livre à la main et je l’ai jeté violemment sur un canapé en criant : « C’est de la merde » ! (on en rit, maintenant… mais je crains toujours que la scène se répète).

Cela dit, il faut faire la part des choses.
Une couverture, c’est aussi le signal que notre travail est terminé, que le livre ne nous appartient plus. Il nous échappe… Alors il se peut que la couverture cristallise aussi cet instant fragile.