11/10/2011
Un bug et mon blog disparaît...
Hum... Voilà, je tourne le dos quelques jours et mon blog disparaît du web...!!
Mais c'est arrangé. Le bug a été réparé !
Ceci est donc une petite note pour vous le dire.
Je reviens avec, dans ma hotte, quelques nouveautés... Vous patientez quelques jours ?

Il suffit que je tourne le dos... ;-)) (photo EBC, mars 2011)
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28/09/2011
Les bidons sans frontières s'exposent à Paris !

Du 27 septembre au 29 octobre 2011
Exposition de Bidons Sans Frontières
à la galerie Images de Fer, 13, rue de Seine, Paris VI
Vernissage le jeudi 29 septembre 18h - 21h
Renseignements : + 33 (0) 1 44 07 04 16
M° Mabillon, Odéon, St-Germain-des-Prés Parking 27, rue Mazarine
Et pour en savoir plus : http://www.bidonssansfrontieres.com/Accueil.html
Voir aussi cette note sur mon blog : http://www.ytak.fr/archive/2010/01/28/bidons-sans-frontieres.html
02/09/2011
Quelques questions à Khaled Osman

Le caire (photo K.Osman)
J'ai eu envie de poser quelques questions à Khaled Osman à propos de son roman "Le Caire à corps perdu" (dont j'ai déjà parlé ici), et il a accepté d'y répondre avec beaucoup de gentillesse.
— Khaled, quel a été le ou les éléments déclencheurs dans l'écriture de ce roman ?
C’est un roman que je rêvais d’écrire depuis longtemps, mais j’ai mis des années à concrétiser ce rêve. D’abord, j’étais persuadé de n’avoir aucune imagination. Ensuite, à force d’être confronté à de grands textes dans mon activité de traducteur littéraire, écrire à mon tour m’aurait semblé prétentieux. Enfin, même quand l’idée me traversait l’esprit, je me disais que je n’aurais pas droit à l’erreur (ceux qui se lancent à vingt ans peuvent toujours tenter des choses différentes, recommencer jusqu’à trouver le style qui leur convient), et cela me dissuadait encore plus. D’un autre côté, j’étais sûr que si je ne me décidais pas à franchir le pas, je garderais toujours un petit regret au fond de moi. Je me suis donc forcé à rédiger quelques pages, à partir d’une trame assez sommaire. Ensuite, l’histoire et les personnages se sont mis en place progressivement, et l’écriture est venue bien plus naturellement que je ne le craignais.
— Tu te retrouves dans la position d'un traducteur qui devient écrivain. Qu'est-ce que tu as découvert, pendant l'écriture de ce roman, qui t'a surpris le plus (au niveau de l'écriture, notamment)?
A vrai dire, j’ai découvert plus de ressemblances que de différences entre ces deux activités: l’écrivain, comme le traducteur, est amené à rechercher le style le plus adapté pour traduire en mots des idées, des impressions, des images. Que celles-ci soient celles d’un autre ou les tiennes, au fond, ça ne change rien – ou presque. La principale nouveauté, pour moi, c’est qu’en traduisant, on a rarement à se poser la question de la construction – l’auteur du texte original l’a déjà réglée. Quand on écrit, au contraire, tout est à faire, depuis la construction générale du roman jusqu’à l’articulation des histoires individuelles qui composent le récit. Ces histoires vécues ou imaginées que tu as en tête – je pense par exemple à l’épisode de la chute de l’enfant ou celui de la collision de train – semblent te lancer un défi : « Alors, vas-tu trouver la meilleure façon de me raconter ? » (rires)
— Entre l'écriture de ce roman et sa publication, l'Egypte a fait sa révolution. Est-ce que tu écrirais ce roman, aujourd'hui, de la même façon que tu l'as écrit hier?
Bien sûr, cette révolution est un événement très important, et après avoir vu ces gens sortir de chez eux au péril de leur vie pour défier son dictateur, puis le contraindre à partir, on sait que rien ne sera jamais plus comme avant. Mais je n’ai pas voulu fixer un moment particulier de l’Histoire. Bien sûr, mon personnage, en retournant au Caire après une longue absence, retrouve des souvenirs d’enfance, évalue les changements survenus depuis qu’il est parti, discute avec les jeunes qu’il rencontre, de sorte que beaucoup d’éléments sur lesquels la Révolution a mis le projecteur – la lucidité de la jeunesse, le bouillonnement de la capitale autour de ce cœur battant qu’est la place Tahrir, la paranoïa d’un régime entouré d’appareils de sécurité féroces – figurent dans le roman, mais presque par hasard, parce qu’ils m’ont toujours intéressé, indépendamment des soubresauts de l’actualité. En fait, je voulais montrer, d’une manière romanesque, les liens sensuels, charnels, poétiques, qui unissent le personnage à cette ville et à ses habitants. Donc oui, je pense que je l’écrirais aujourd’hui de la même façon.
— As-tu eu des difficultés à te faire éditer?
Oui et non. Oui parce que je m’étais initialement polarisé sur les grandes maisons d’édition -- après avoir attendu si longtemps, il me fallait, l’un des plus grands éditeurs de la place, sinon le plus grand (rires) ! Certains ont sincèrement aimé mon roman mais m’ont avoué ne pas l’imaginer dans leur catalogue ; d’autres ont justifié leur refus avec des arguments embarrassés, comme s’ils s’étaient donnés du mal à trouver une raison de ne pas le publier. Je pense qu’avec son côté inclassable – une sorte de littérature étrangère écrite en français ? –, il n’entrait pas facilement dans leurs grilles d’appréciation. Non parce que, parallèlement à ces tentatives, j’ai découvert par hasard un petit éditeur, « Vents d’ailleurs », dont le projet est de « construire des passerelles vers des imaginaires venus d’ailleurs et proposer des livres pour enrichir les êtres humains dans leur recherche d’humanité ». Je leur ai aussitôt envoyé mon roman, et ils m’ont donné leur accord très vite, ce dont je n’ai qu’à me féliciter : j’ai ainsi découvert des gens ouverts, chaleureux et qui ont le goût du travail bien fait.
Merci Khaled !
"Le Caire à corps perdu", roman, éditions Vents d'Ailleurs.
Sortie 22 septembre 2011
On peut également retrouver Khaled Osman sur son site web : http://khaledosman.fr/
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01/09/2011
Quelques questions à... (nouvelle rubrique)
Avec la rentrée, une nouvelle rubrique va faire son apparition sur ce blog.
J'en avais envie depuis longtemps, et la sortie du livre de Khaled Osman "Le Caire à corps perdu" m'a donné l'occasion de concrétiser cette envie.
Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que j'ai travaillé dans des radios libres pendant des années (radio Libertaire et Radio País), et que j'ai aussi fait pas mal de journalisme écrit.
Que ce soit en radio ou par écrit, j'ai souvent interwiewé des artistes, écrivains, chanteurs, musiciens, peintre, danseurs, etc. C'était un aspect de mon travail qui m'intéressait beaucoup et que j'ai dû délaisser, faute de temps.
Du coup, il m'est venu une idée : pourquoi ne pas poser, de temps en temps, juste quelques petites questions à quelqu'un dont j'aime et admire le travail ? Et les publier sur ce blog.
Donc, voilà... Demain, vous aurez la première interview minute de ce blog... Ce sera : Quelques questions à... Khaled Osman, à propos de son roman "Le Caire à corps perdu".
10:42 | Lien permanent | Quelques question à... | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Le Caire à corps perdu, roman de Khaled Osman
J'ai parfois la chance d'assister à la naissance d'un roman... Et c'est le cas avec "Le Caire à corps perdu", de Khaled Osman, qui va paraître aux éditions "Vents d'ailleurs".
J'ai donc vu comment ce roman s'affinait, s'affirmait, se modelait, se peaufinait, se ciselait... Et c'est, au final, un vrai coup de coeur.

De quoi parle ce roman, en quelques mots ? On peut dire qu'il s'agit d'un Égyptien qui retourne au Caire après des années d'absence mais qui, à peine arrivé, perd la mémoire. Mais pas toute la mémoire. Si son identité semble s'être effacée, il reste dans son cerveau une mémoire intacte : celle de l'écrit, poèmes et récits arabes qui ont bercé sa vie.
Et cet homme (presque) sans mémoire va trouver refuge dans une pension comme on les aime : pleine de vie, truculente, avec des personnages aussi attachants que haut en couleurs. Tous vont l'aider, à leur manière, pour qu'il retrouve la mémoire. Mais quelle mémoire, et pour quoi en faire ?
Evidemment, c'est un résumé trop... résumé !
C'est un très beau roman, tonique, savoureux, souvent très drôle. Il peut se lire comme une longue et vivifiante promenade à travers le Caire, ou comme un polar, ou comme un instantané de vie, ou comme une réflexion sur la mémoire et l'identité. C'est un peu tout ça qui fait sa richesse, le tout servi par une belle écriture.
Je crois qu'il me touche aussi parce qu'il aborde, au fond, des sujets qui me tiennent à coeur : qu'est-ce qu'une identité ? A quel pays appartient-on ? Peut-on choisir sa terre d'accueil ? A quoi sert la mémoire ?
Et j'aime ce livre parce qu'il est baigné d'humour, de bonne humeur et de tendresse. En un mot, il est plein de chaleur et d'humanité (ce qui nous fait souvent défaut, en France, au moins dans la littérature).
Khaled Osman, l'auteur, est égyptien, il a grandi en France. Il est traducteur de très grands auteurs égyptiens, comme Naguib Mahfouz et Gamal Ghitany, et maintes fois récompensé pour la qualité de ses traductions."Le Caire à corps perdu" est son premier roman.
"Le Caire à corps perdu", roman, éditions Vents d'Ailleurs.
Sortie 22 septembre 2011
"Quelques questions à Khaled Osman", c'est par ici : http://www.ytak.fr/archive/2011/09/01/quelques-questions-...
On peut également retrouver Khaled Osman sur son site web : http://khaledosman.fr/
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04/08/2011
"Il se peut qu'on s'évade", la couverture
Extrait de la quatrième de couverture de "Il se peut qu'on s'évade"... Sortie 7 septembre 2011, aux éditions Thierry Magnier.
"Je crois que j'ai fait des choses que je n'aurais pas dû, mais je ne me rappelle pas quoi. Des choses graves qui peuvent mener en prison, en tout cas. Un officier de police est même venu au musée me poser des questions. Je lui ai répondu que je ne savais rien, et il m'a laissé tranquille. Je n'ai aucune difficulté à mentir. Les humains et leurs interrogations ne me touchent pas. Ils sont trop loin de moi. Seule la peinture, la sculpture, le dessin peuvent provoquer en moi des émotions. Si j'en suis privé, on me prive de vie..."
Une série de photographies de Gérard Rondeau a été confiée à Cathy Ytak. Elle s’est aventurée dans l’écriture d’un roman où ces photographies ont provoqué la fiction.
Et voilà la couverture, en avant-première !

J'ai parlé de l'écriture de ce roman sur mon blog, à cette adresse là.
11:39 | Lien permanent | 1/Mes romans | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photoroman, gérard rondeau, thierry magnier, il se peut qu'on s'évade, roman ados, ytak |
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03/08/2011
Salon du livre de Gellin
Le salon du livre de Gellin ? J'en ai déjà parlé sur ce blog (à cet endroit-là).
J'ai le plaisir d'avoir été réinvitée cette année !
C'est un salon organisé par une association dynamique et sympathique, les Z'Alouniers. On peut voir, sur leur blog, les photos des salons passés.
Donc, je serai au salon du livre de Gellin les samedi 6 août (14-18 heures) et dimanche 7 août (10 h - 18 heures).
J'aurai mes livres jeunesse, mais aussi tous mes livres cuisine.
Gellin se trouve dans le département du Doubs. Le village est situé à 25 kilomètres de Pontarlier, et à 4 kilomètres de Mouthe.
J'y retrouverai d'autres auteurs jeunesse, dont Anne Ferrier (dont on peut consulter le blog à cette adresse), et Grégoire Kocjan.
Le samedi, à 18 heures, Grégoire Kocjan quittera sa casquette d'auteur jeunesse pour endosser le rôle de chasseur d'Ogres... Avec son spectacle "Histoires d'Ogres", de la compagnie Badabulle. C'est un très beau spectacle, pour les petits comme pour les grands. Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas !

Un chasseur d'ogre... Et un super beau spectacle !
10:01 | Lien permanent | 3/ Au jour le jour | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gellin, anne ferrier, grégoire kocjan, compagnie badabulle, histoires d'ogres |
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02/08/2011
"Petits ruisseaux", critiques
"Petits ruisseaux", album pour les petits, est sorti au mois de juin dernier. Illustré par Vincent Mathy (aux éditions Sarbacane).
De belles critiques ont fleuri, ici ou là, et je reçois de très jolis commentaires sur ce livre qui, visiblement, comble un vide en littérature jeunesse...
Comment gérer le pipi au lit ?
J'avoue que lorsque j'ai écrit cet album, je n'ai pas pensé que ce livre pourrait "servir" à des parents. Je l'ai écrit pour le plaisir de raconter une histoire rigolote, c'est tout !
Et quand je vois des parents qui s'emparent de ce livre en me disant "qu'il va bien leur servir", ça me fait drôle ! Et je suis contente en même temps.
Je suis aussi ravie d'avoir mené cette aventure avec Vincent Mathy. Ses dessins sont vraiment beaux (j'en ai déjà parlé ici). Et je ne suis visiblement pas la seule à le penser.
Voilà quelques adresses où l'on peut lire les critiques de l'album (je n'ai pas tout mis !).
Sur le blog "Les riches heures de Fantasia"
Sur le blog "Papier de soie"
Sur le blog "d'une berge à l'autre"

09:43 | Lien permanent | 1/Mes romans | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petits ruisseaux, vincent mathy, album, pipi au lit |
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