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23/09/2013

Le dossier "No man's land"

Un no man's land, c'est un entre-deux dans lequel il ne se passe rien.
Et c'est exactement le territoire dans lequel j'ai l'impression d'entrer lorsque je viens de signer un BAT (bon à tirer) pour un livre.
Pour moi, il ne se passe plus rien : le livre est terminé, je ne peux plus ajouter ou déplacer une virgule, changer la couleur d'un mot, d'une phrase. C'est fini.
Lorsque ce fameux BAT est signé, j'enlève symboliquement le fichier de mon dossier "En cours d'écriture"... Et c'est là que les problèmes commencent...
Parce que je ne sais plus où le ranger, ce fichu fichier !

Dans le dossier "A retravailler" ? Non, non, il n'y a plus rien à retravailler, c'est trop tard.
Dans le dossier "Romans parus" ? Non, non, il n'est pas encore paru.
Le laisser traîner sur le bureau de mon ordinateur ? Ah, non, trois fois non ! Je ne veux pas le voir devant mes yeux chaque fois que j'allume mon écran.
Finalement, après avoir bien hésité, je le remets souvent dans le dossier "En cours d'écriture"...
Mais là non plus il n'est pas à sa place.

Je me demande si je ne devrais pas créer un dossier qui s'appellerait "No man's land".
Un dossier transitoire pour un livre encore apatride. Plus à moi, pas encore aux autres...
Pourtant, je sais que dans les jours et les semaines qui viennent vont s'opérer pour lui de drôles de métamorphoses... Entre les mains d'un imprimeur que je ne connais pas, il va prendre son statut de "livre", avec sa reliure et sa couverture.

Enfin, le 6 novembre prochain, je pourrai mettre le fichier de ce "Garçon des rives" dans le dossier "livres parus" (aux éditions du Rouergue, avec un texte de Thomas Scotto "Le garçon d'écume", mais ça, vous le savez déjà !).

Et c'est comme une impatience, d'un seul coup...

 

13/09/2013

Retour d'Allemagne

Depuis le prix des lycéens allemands (reçu en 2008 pour mon livre "Les murs bleus"), je suis régulièrement invitée en Allemagne pour des lectures publiques, ou des rencontres avec des lecteurs. Et j'y vais toujours avec grand plaisir.

 Cette année, grâce à l'Institut Français de Mayence, j'ai été invitée avec Thomas Scotto pour des rencontres et des lectures publiques (notamment du livre qui va sortir en novembre aux éditions du Rouergue (Le garçon des rives/le garçon d'écume).
Un petit article parle de ces rencontres, au Lycée Français Victor Hugo, et à la bibliothèque francophone de Francfort.
Vous pouvez lire cet article en cliquant sur l'image ci-dessous.

PS: Et pour ceux et celles qui ont quelques notions d'allemand, un autre article (tout en allemand, donc), est à lire à cette adresse :
http://www.giessener-anzeiger.de/lokales/stadt-giessen/na...

28/08/2013

Lectures publiques de mes textes

Lire en public mes propres textes, depuis quelques années, est devenu pour moi une évidence : c'est une vraie porte ouverte vers le livre et la lecture.
Lorsque j'interviens en collège, en lycée, ou même devant des adultes, je suis frappée par l'attention des auditeurs, dès que je commence à lire.
Qu'ils soient ou non bons lecteurs, qu'ils "aiment" ou non les livres, ils écoutent...
Pour certains, c'est une découverte : on peut prendre plaisir à écouter quelqu'un lire, tout simplement.
Pour d'autres, c'est presque une nécessité : leur propre lecture est chaotique, difficile, et leur enlève le plaisir de l'histoire, du rythme, des mots. Alors quand on leur offre...

Si les lectures publiques ouvrent des portes, elles ouvrent aussi les coeurs, et invitent au partage. Les témoignages recueillis sont souvent émouvants, forts. Il n'y a qu'à lire ceux des élèves de Cécile Moulain sur ce blog "Le livre, ce n'est pas que le livre" si l'on veut encore s'en convaincre : (le livre, ce n’est pas que le livre. C’est la personne qui l’écrit. C’est la personne qui le lit).

Forte de ce constat, j'ai eu envie de proposer des lectures publiques de mes textes en dehors d'un cadre scolaire de rencontres. On peut lire partout !
Dans les cafés, les théâtres, les librairies, les jardins publiques, les bibliothèques (et pourquoi pas dans d'autres lieux insolites ?).

J'ai préparé une petite brochure qui détaille les lectures que je propose, à l'attention des  groupes de lecture, libraires, professeurs, amis des livres en général, etc.
Vous trouverez dans cette brochure le détail des titres, les renseignements pratiques, des propositions de lectures croisées (notamment avec Thomas Scotto), etc.
Vous pouvez la télécharger en cliquant sur l'image ci-dessous (document en word /doc).



Si vous préférez un format PDF, cliquez ici.

Et n'hésitez pas à me contacter si vous voulez de plus amples renseignements.

31/07/2013

C'est un moment de grâce...

C’est un moment de grâce, comme il y en a parfois, au milieu d’une traduction.
De la poésie. D’un auteur catalan (Joan-Francesc Castex-Ey) que je traduis depuis quelques années maintenant. Avec toujours autant de plaisir.
Difficile, la traduction de la poésie.
Et passionnante, aussi.

Les images qui viennent… les mots qui se font musique pour une autre musique…
Je traduis en silence.
Je veux dire : j’ai besoin de silence autour de moi pour traduire.
Je traduis en effet à voix haute, parfois.

J’ai ouvert ma matinée de travail en écoutant une partita de Bach jouée à la harpe celtique par François Pernel.
Je n’ai pas arrêté la musique.
J’ai ouvert le fichier de traduction…
J’ai commencé quelques lignes…
Et j’ai été emportée,
par la musique des mots de Joan-Francesc Castex-Ey
par la musique de Bach
par les sons si magiques de la harpe.
par ce poème : « Train de nuit ».
Emportée par ces émotions retrouvées
Train de nuit
couchette
la nuit qui vient
les rêves qui vont…

 Pour l’instant, cela pourrait donner quelque chose comme :
Entre les lueurs pâles
des gares frontalières
[…]
mes rêves sont rythmés
de sons intermittents.

Mais c’est une traduction en devenir…
Nul doute qu’elle évoluera encore, trouvera d’autres mots, d’autres possibles.
Reste ce petit moment de grâce, où tout semble se rejoindre : mots et musique.
Une magie que j’avais envie de partager…
Pour vous souhaiter un bel été.

05/06/2013

Le retour de la demoiselle, et François Pernel

François Pernel est harpiste. Invité lors du Festival du livre de jeunesse de Cherbourg-Octeville, pour accompagner des lectures d'extraits de mon roman "Le retour de la demoiselle", il est arrivé avec, dans ses bagages, une dizaine de morceaux inédits, composés spécialement pour cette lecture...

François Pernel, Cherbourg 2013 (photo T.S)

Mais ce n'est pas tout ! Il les a également enregistrés, et les a mis à disposition de tous, sur internet.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour vous rendre sur le site, et écouter les morceaux composés pour "Le retour de la demoiselle".


https://soundcloud.com/pernel-fran-ois

Vous pouvez également retrouver François Pernel sur son site : www.francois-pernel.com

Retour du festival du livre jeunesse de Cherbourg

Alors... alors... C'est difficile de trouver les mots pour dire toutes ces belles personnes rencontrées, tous ces rires, toutes ces musiques, tous ces possibles, tous ces mots échangés, tous ces enfants heureux, la mer, le soleil, l'énergie, le partage, la bonne humeur, les bons repas, la harpe, le dernier voilier terre-neuvas, les lectures sur l'herbe, les sons qui s'envolent, les livres qui s'illuminent d'illustrations originales, les spectacles qui décapent les cerveaux... les bénévoles, les organisateurs, les journées qui passent vraiment trop trop vite... et tous les projets qui naissent, à deux, à trois, à pleins, toutes les étoiles qui brillent dans les yeux... toutes les amitiés...

Alors... alors, c'est difficile de trouver les mots, de quitter le bateau festival... 

Une petite photo, juste pour le plaisir... Thomas Scotto et moi avons lu "Le garçon des rives" et "le garçon d'écume" (à paraître aux éditions du Rouergue à l'automne), et François Pernel nous a accompagné en improvisant à la harpe celtique...
C'était un beau moment !

04/06/2013

Le livre, ce n'est pas que le livre...

Un soir à la librairie L'eau Vive, d'Avignon, au mois de mai 2013...
Une rencontre-lecture, avec Thomas Scotto et Joanna Concejo. Et moi qui arrive, sur la pointe des pieds dans cette "Tournée nomade"...
Et des ados qui se mettent à lire nos textes...
Des 
collégiens de la classe de 3° prépa professionnelle du collège Europa de Montélimar qui sont venus avec Cécile Moulain, leur documentaliste...
Et qui scotchent, litéralement, toute l'assistance, par leur présence, par la force de leur lecture...

Et qui écrivent, ensuite, sur cette belle expérience...
Voilà reproduit ici quelques-uns de leurs mots (avec leur autorisation, bien sûr !).

C'était un immense cadeau ! Merci à eux.



Comme dans un cadre ouvert, deux adolescentes commencent leur lecture... 
(photo librairie L'eau Vive, Avignon)

[..] On a découvert que lire c’était bien. On arrive mieux à s’exprimer. 

[...] Lire, on ne savait pas. Je ne suis jamais allée dans une librairie toucher un livre. Encore moins lire seule chez moi. Maintenant, j’en suis capable. Je lis des livres. Des gros, même pas peur. Grâce à Madame M. qui nous a donné envie. Vous avez tellement bien  partagé votre passion pour la lecture, les textes que vous aimez que vous nous avez lu à voix haute, que vous nous avez vraiment donné l’envie de lire. 

[...] C’était plus un livre mais une histoire. On a aimé les histoires.

Et puis il y a eu Thomas Scotto qui nous a raconté ce qu’il faisait. Comment c’était d’écrire. Ce que ça lui faisait à lui ça nous a fait des frissons de l’entendre. C’est comme entrer dans un autre monde. [...]

Quand je  touche un livre maintenant, je me dis Wahou ! Il y a un truc, il y a quelque chose là dedans, une vie.
Nous les ados, à vrai dire on s’en fout. Mais depuis qu’il nous a dit toute la recherche qu’il y a dedans, ça nous a parlé. Il nous a communiqué sa passion. Depuis, on sait qu’il y a de la vie dedans. J’aurais rigolé si vous m’aviez dit qu’on penserait ça, que je lirai des livres en entier.

[...] Alors à Avignon dans la librairie, au milieu des gens qu’on ne connaissait pas, quand on a lu, on était comme sur un pied d’estrade. On s’est senti écouté. Il y avait le respect et l’intention et l’attention. Ça fait plaisir. [...] J’avais si peur mais en les regardant, j’ai vu l’émotion, des étoiles dans les yeux. Ça m’a redonné confiance quand j’ai paniqué. J’ai pu continuer à lire portée dans les yeux des gens.

[...] Thomas S., qu’est-ce qu’il lit bien ! On ne peut pas ne rien sentir. C’est comme s’il racontait sa vie, comme s’il parlait à voix haute, sans lire ni l’avoir écrit. On le vit en direct. Il donne vie au livre. C’est lui. C’est un peu comme du théâtre, on voit les choses. On rit. On sent les émotions.

Cathy Y. c’est doux. Elle nous laisse le temps de prendre l’image dans notre tête. On l’entend dedans comme dans un rêve. Elle nous met dans un univers, une ambiance délicate et calme, caressante.

Nous sommes heureux de cette expérience. Ça nous a changés. Le livre, ce n’est pas que le livre. C’est la personne qui l’écrit. C’est la personne qui le lit.

[...] Merci de nous avoir invités. Merci de nous avoir écoutés. Merci d’avoir écrit ces textes qui nous ont fait vivre ça.

Alexandre, Clémentine, Jade, Laura, Manon, Marine, Mélinda, Noémie...


Sur cette belle expérience, vous pouvez lire également ce que Thomas Scotto en a dit sur son blog.

24/05/2013

Lectures croisées avec Thomas Scotto, à Cherbourg

Le 26e Festival du livre de jeunesse de Cherbourg-Octeville (Manche)
se tiendra du 30 mai au 2 juin 2013.

Le thème de cette année est "Des gars, de filles"


 

j'ai l'immense plaisir et l'honneur d'y être une nouvelle fois invitée.
Et cette fois, le festival donne à Thomas Scotto et à moi "Carte blanche" pour des lectures croisées.
Ce sera donc pour nous l'occasion de présenter nos textes "Le garçon des rives" et "Le garçon d'écume" qui vont paraître dans le même livre à l'automne prochain aux éditions du Rouergue (collection Boomerang).
Mais aussi de présenter deux textes pour ados/adultes, à paraître en 2014.
Il s'agira de deux lectures publiques, les samedi 1er et dimanche 2 juin. Avec des extraits de "Pas couché" (écrit par moi) et de "Ma tempête de neige" (écrit par Thomas Scotto)... Et quelques suprises!

Et pour moi, ce n'est pas fini... Puisque j'aurai également le privilège de pouvoir assister à des lectures publiques d'extraits de mon roman "Le retour de la demoiselle" (publié à l'Ecole des loisirs), accompagnés par un harpiste celtique que j'aime beaucoup, François Pernel...

(Cliquez sur l'image ci-dessous pour télécharger le programme).

Pour découvrir le travail de Thomas Scotto : http://www.thomas-scotto.fr/

Pour découvrir le travail de François Pernel : http://www.la-harpe-libre.com/

Télécharger le programme complet du Festival du livre jeunesse de Cherbourg.