04.07.2010

Lectures estivales 2010, Anne Percin

La suite de mes coups de coeur, et de mes propositions de "lectures estivales".

"Bonheur fantôme" d'Anne Percin, est un roman singulier. Une petite musique comme celle de la pluie qui caresse les carreaux, apaisante, irritante, lancinante. C'est un livre qui a laissé une trace vive dans ma mémoire, et dans lequel j'ai plaisir à me replonger.

bonheur.jpgEn voilà un extrait :

[...] "Maintenant, je suis allé trop loin. J'ai ouvert les portes des Enfers. Les morts se baladent à travers moi, et les mauvais souvenirs, et le passé récent. C'est le bordel. Je n'arrive plus à écrire, ni à bosser, ni à penser à autre chose.
Quand j'aurai dégagé ma route des ombres qui s'y étalent, j'y verrai mieux. Je commence d'ailleurs à entrevoir un peu de lumière. Dans un jour fait de larmes essuyées, je vais vivre. Là-bas, à l'horizon, il y a un avenir clair, une toile délavé peinte à l'aquarelle. Ça brille, c'est lumineux. Ça pourrait être ça aussi, ma vie.
J'ai envie d'aller tout droit vers cet avenir au bout de la piste. Et pour cela, remettre les morts à leur place, numéroter les cadavres, nommer les fantômes, rendre à chacun le sien. Délimiter l'obscurité. Ourler la nuit, contourner les rêves." [...]

"Bonheur fantôme" d'Anne Percin, éditions Au rouergue, collection "La brune".

Dans ce roman "pour les adultes", on retrouve pourtant le personnage de Pierre, déjà rencontré dans "Point de côté", roman ado publié chez Thierry Magnier.
Pour en savoir plus : le blog d'Anne Percin.

03.07.2010

Lectures estivales 2010, Sébastien Doubinsky

Quelques lectures pour l'été... Mes coups de coeur 2010.

"Quién es ?" de Sébastien Doubinsky.

"Quién es ?" "Qui est-ce ?" Sont les dernières paroles, aujourd'hui célèbres de Billy The kid, mort à 20 ans.
Se glissant dans la peau de ce personnage devenu mythique, Sébastien Doubinsky tisse un monologue sensible et émouvant. C'est un petit roman en taille (80 pages), mais grand par sa puissance évocatrice, et la beauté de son écriture.
A déguster !
En voilà un extrait que j'aime beaucoup.

[...] « bonheur »
Le mot emplit ma bouche comme de la neige, empêche ma langue de bouger, se tasse contre mes dents –  ce n’est pas que je n’ai pas envie de le prononcer, mais c’est un mot qui exige qu’on s’arrête, qu’on soit un tant soit peu immobile et moi je suis toujours en mouvement – en fuite, oui, mais pas seulement – je poursuis aussi quelque chose, mais ce n’est pas le bonheur, justement – je poursuis quelque chose ou quelqu’un qui me ressemble, mais je ne vois que son dos et plus je m’approche, plus il semble s’éloigner, comme un mirage dans le désert – le bonheur me semble être une évidence, un instant où l’on doit se dire qu’on est exactement là où l’on doit être – et même si un jour mon nom mérite de rester dans les mémoires, il ne cessera de s’envoler avec le vent pour se poser un peu plus loin, comme la page jaunie d’un vieux journal ou un tumbleweed désseché – un nom qu’on sentira flotter sur le visage, dont on sentira le parfum de poudre, mais qu’on ne pourra jamais saisir." [...]

quienes.jpg
Quién és ? de Sébastien Doubinsky
Editions Joëlle Losfeld. collection "littérature française".


02.07.2010

Lectures estivales 2010, Pierre Gallissaires

Première proposition de lectures pour l'été. On commence avec de la poésie.

Pierre Gallissaires, grand traducteur de l'allemand (mais aussi de poètes néerlandais), est poète lui-même. Il vient de publier "Le dit du poème parmi d'autres", aux éditions Aviva.

"Je ne sais qui dit quoi

Je ne sais qui
dit sept et retient douze à déjeuner
dit quoi
s'accuse de l'orage et foudroie son chagrin
prend la parole au pied d'un mur
écoute les images

tourne six fois son pouce dans la bouche et l'avale
son bec
dans la poche et l'enlève
pleure deux fois plus vite que son ombre
je ne sais qui prétend

être né le premier qui dément
je ne sais quoi
dérange
persiste et digne se défend
je ne sais qui splendide

va là
prend la parole au pied d'un arbre

et vit"
Pierre Gallissaires. "Le dit du poème parmi d'autres".
Editions Aviva, 84 rue Amédée-Berque. 33130 Bègles.

29.12.2009

"La grève des moutons" de Jean-François Dumont

Dernières lectures coup de coeur : deux albums de Jean-François Dumont.

Le premier s'intitule  "La grève des moutons".

grevemoutons.jpg

Eh oui, même les moutons peuvent faire grève, au grand dam des chiens de troupeaux (qui craignent de perdre leur boulot). Mais que faire, alors ?

Sur un thème peu traité en littérature jeunesse (la grève, les luttes sociales), Jean-François Dumont livre un album savoureux. Très beaux dessins, très belles couleurs... Et une fin géniale (ne comptez pas sur moi pour vous la dévoiler !)
C'est un album à offrir aux petits, bien sûr. Mais aussi aux grands : ceux qui bougent, qui vivent, qui défilent dans les manifestations, se mettent en grève, se mettent en boule et en colère. Quel bel hommage pour eux !

Et un deuxième album, toujours de Jean-François Dumont :

"La petite oie qui ne voulait pas marcher au pas".

petiteoie.jpg

Eh oui, Zita est championne du contre-temps. Mais cela ne ferait-il pas la plus belle des musiques ?

J'adore cet album, il est simple, il est précis, il donne le moral et l'envie de ne JAMAIS marcher au pas. Salutaire ! ;-)

Et comme pour "La grève des moutons", on peut se l'offrir entre adultes sans problème !!

Avec un petit cadeau pour la route... Une fois que vous aurez lu "La petite oie qui ne voulait pas marcher au pas", vous pourrez même entendre la musique qu'elle a créée. Il vous suffit d'aller sur son site... en cliquant ici.

Deux très beaux albums, édités tous les deux éditions du Père Castor.

28.12.2009

Peter and the wolf, Pierre et le loup

Attention, petit chef-d'oeuvre !
Il s'agit d'un court-métrage (une trentaine de minutes). Un fim d'animation, plus exactement, sur le thème de "Pierre et le loup" de Prokofiev.

"Pierre et le loup" est au départ un conte musical (écrit en 1936) par le compositeur Sergueï Prokofiev. A chaque personnage de l'histoire correspond un instrument de musique. La flûte pour l'oiseau, le basson pour le grand-père...
L'histoire ? Un petit garçon, Pierre, ne peut aller dans un jardin qui jouxte sa maison, à cause d'un loup...

Gérard Philipe (le comédien), a donné dans les années soixante une version disque qui a bercé de nombreux enfants (dont moi ;-).
Il y avait la voix de Gérard Philipe, bien sûr, mais aussi ce plaisir de retrouver les personnages dans la ligne mélodique.

pierreetleloup.jpg
une version moderne, poétique et superbe...

Dans cette version moderne de "Pierre et le loup", réalisée par une jeune femme anglaise — Suzie Templeton—, pas de dialogues, pas de récitant. Il n'y a que la musique de Prokofiev, et une animation faite image par image, à partir de personnages modelés. C'est superbe !
L'histoire aussi a été légèrement revisitée : ce film d'animation a fait du loup autre chose qu'un animal qui terrorise les enfants. Le loup est aussi un animal pourchassé et en danger, et l'action se situe dans un pays de l'Est, dans une ville à l'abandon.

J'ai été vraiment séduite par la beauté un peu envoutante de ce court-métrage, où Pierre devient un petit garçon sensible, un peu maladroit, un peu nostalgique... C'est vraiment magique !

Ce court-métrage est passé sur la chaîne Arte, et repassé dimanche 3 janvier 2010 à 11 h 15.

Mais si vous n'avez pas la télévision, tout n'est pas perdu : il existe en DVD !

Pour en savoir plus : un article du journal "Le Monde".

PS : merci à Yves de m'avoir signalé que Gérard Philipe ne prenait qu'un P à la fin. Voilà qui est corrigé !

11.07.2009

Lectures estivales

Des idées de lectures...
Ce sont des romans très différents, mais ils ont un point commun : ils sont sortis tous les trois dans des collections pour ados/grands ados.
Et il serait, à mon sens, bien dommage que les adultes ne s'en emparent pas !
Ce sont mes derniers coups de coeur.

accrocs.jpg
« Pas une minute, je n'ai pensé que j'étais en train d'abuser de lui. J'étais convaincue qu'un moment en ma compagnie, même sous un faux prétexte, était toujours un beau moment. Pour dire la vérité, j'avais même l'impression de faire une bonne action. Qu'il goûte au moins une fois le plaisir de sortir avec une bombe !
Une bombe qui, trois semaines plus tard, lui exploserait à la figure. »

Accrocs, de Gilles Abier. Actes Sud Junior.


orages.jpg

«Ils ont pris Belgrade comme on prend une ville en temps de guerre. J'aurais voulu ne pas voir ce que Belgrade était devenu. J'aurais voulu ne jamais y revenir. Et merde... Les larmes à nouveau. Alexandre me tend un paquet de mouchoirs. Dario soupire.
- Ne me dis pas qu'elle pleure à nouveau. Franchement, t'es chiante à la fin !
- Fous-lui la paix, qu'elle chiale, si ça lui fait du bien. L'esquisse d'un sourire dans le rétroviseur. Une drôle de sensation de déjà-vu... Je connais ce sourire.»

Orages, de Sonia Ristic

 

 

agedange.jpg

« Au Gymnasium, le lycée de la ville haute, il y a les jaguars, programmés pour la réussite, et quelques rois du ruisseau, des Gavroche et des Esmeralda égarés. Comme Tadeusz et ses mains rouges. Il porte des maillots de sport ou des chemises de bûcheron, vit en banlieue, excelle en russe.
Personne ne le connaît vraiment. Il est étrange, bizarre, solitaire, d'ailleurs.
Un peu comme cet ange, sans sexe et sans âge, qui se noie dans les pages des livres, au point d'en oublier les autres et son propre corps. Un ange de dix-sept ans qui pense, dort, rêve en grec, sa matière préférée. Une passion qui s'incarne dans Amours des dieux et des héros, le livre le plus précieux de la bibliothèque du lycée.
Un jour, cette raison d'être disparaît des rayonnages.
À son retour, le livre n'est plus le même, avec, entre ses pages, les traces d'un autre. Comment alors supporter la réalité quand le paradis est aux mains rouges d'un inconnu et que la vie gronde de plus en plus fort, de plus en plus dangereusement ? » (4e de couv.)

L'âge d'ange, Anne Percin. L'école des loisirs.

 

06.06.2009

"Non à la torture", un livre de Jessie Magana

Voilà déjà plusieurs mois que je veux vous parler de ce petit livre choc, qu’on n’oublie pas sitôt après l'avoir lu.
L’histoire remarquable d’un militaire de carrière qui un jour a dit non.
« Je refuse d’obéir à des ordres qui sont en opposition absolue avec le respect de l’homme, qui fait le fondement même de ma vie… »

Jacques Pâris de Bollardière, général d’armée, ancien résistant, est en effet le seul militaire à avoir dénoncé la torture pendant la guerre d’Algérie.
Condamné à soixante jours de forteresse, il passera ensuite le reste de sa vie à se battre pour la paix, dans les mouvements non-violents au Larzac, contre les essais nucléaires à Mururoa.
 Et sa femme continuera son combat après sa mort.
C’est cette vie incroyable que Jessie Magana a choisi de raconter, dans un texte court, âpre et violent, parfaitement maîtrisé, qui pose simplement des questions essentielles :
« Comment un homme peut-il oublier que l’autre est son semblable ? Cette violence qu’il sait tapie en chacun, qu’il sait au fond de lui-même, cette violence qu’il a vue se déchaîner pendant toutes ces guerres, comment un homme peut-il s’y abandonner ?
La réponse est pourtant évidente : le bourreau fait d’abord avorter l’homme qui est en lui. […] »

bollardiere.jpg
Jessie Magana signe là un premier roman, fort et émouvant. Pour avoir parlé, moi aussi, de la torture et de la guerre d'Algérie dans « Les murs bleus », et de « ceux qui ont dit non et ceux qui n’ont pas pu », je mesure combien il a dû être difficile et violent à écrire.

Ce livre me touche aussi pour une autre raison. Lorsque j’avais seize ans, je travaillais bénévolement pendant mes vacances scolaires dans un centre qui accueillait des séminaires, des conférences, etc.
Jacques Pâris de Bollardière y avait été invité, et il régnait autour de sa venue une certaine effervescence. J’ignorais tout de lui. On m’a alors expliqué qui il était. J’avais hâte de le voir !
Mais il était souffrant, et dut annuler sa conférence au dernier moment. Il n’est donc pas venu, et je ne l’ai jamais rencontré.
Alors, grâce au livre de Jessie Magana
, c’est comme si j’avais pu l’approcher un peu, des années plus tard, et au-delà de sa mort survenue en 1986.

Ce livre est sorti dans une collection pour ados, mais sa lecture concerne aussi bien les adultes.
 Le texte est suivi de documents et photos.

« Général de Bollardière : non à la torture ».
Jessie Magana. Editions actes Sud Junior. Collection « ceux qui ont dit non ».

27.04.2009

André Laude, un poète

chat.jpg"Ne me demande pas pourquoi j’écris
Ne me demande pas pourquoi tête la première
je plonge dans le tumulte volcanique des syllabes
que le passage de mon corps réveille
Ne me demande pas pourquoi au lieu de dormir
comme font les honnêtes gens
je cloue à minuit des papillons de couleurs et de sons
sur le ciel des solitudes
Ne me demande pas pourquoi je saigne auprès des lampes
Ne me demande pas pourquoi dans la rue
j’enlace le tronc d’un marronnier en pleurant les cheveux sur les yeux
pour ne pas être vu… [..]
Ne ne demande pas pourquoi ceci n’est pas vraiment un poème
mais un feu de mots soudés par la salive le souffle
Ne me demande pas
Écoute. Regarde. Ouvre les milles pupilles sèches de ton sang
Tends l’oreille dans la direction de la rue de la terre sueurs et larmes"
[…]

André Laude, poète. Mort en 1995 à Paris.

Son œuvre poétique complète vient, enfin, de reparaître dans un gros volume aux éditions de la Différence.
J’ai découvert ses romans et sa poésie lorsque j’avais dix-huit ans. Et ce fut pour moi un véritable choc littéraire, une déflagration.
Encore aujourd’hui, lorsque je croise quelqu’un qui me dit « Ah, tu connais la poésie de Laude ? » mon cœur bat plus vite.
J’ai croisé plusieurs fois ce poète dans des cafés de Paris où il n’en finissait pas de raconter ses mille et une vies à des piliers de bar. Une fois, il avait, sortant de l’une de ses poches de pardessus, un livre d’un autre grand poète, Tristan Cabral

Pour en savoir plus sur André Laude :

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/laude.html


PS : le chat pensif est, quant à lui, bisontin... ;-)
chat2.jpg

07.02.2009

Mémoires d'un nouveau-né

Dernière lecture (pour adultes) dont j'avais envie de vous parler...
"Mémoires d'un nouveau-né", de Thierry Maricourt.

memoires.jpg
Un enfant naît dans un monde fou, près d’une centrale nucléaire qui fuit.
Un enfant vient au monde, mais dans son corps de nouveau-né son cerveau est déjà arrivé à maturité. Il se heurte aux parois d’un crâne trop étroit. D’où la douleur… Douleur de vivre, douleur de sentir son corps impuissant face à la puissance des autres. Ce nouveau-né détaille ceux qui l’entourent, ses parents bien sûr, mais aussi ce qu’il perçoit, comprend, pressent.
Acuité surdéveloppée, inquiétante, qu’il tente de dissimuler « Je vais donc jouer le jeu, leur jeu. Même si mes mots se pressent derrière mes gencives, je ne tenterai pas de les articuler. Je demeurerai silencieux, ou plutôt inintelligible, puisque tel est la « qualité » première du très jeune enfant ».
Ses pleurs incessants affolent ses parents.
« J’ai de plus en plus mal. […] Je fais des efforts inouïs pour retenir mes pleurs. Je ne voudrais pas qu’ils se séparent de moi. Je me suis habitué à eux. Que fait-on des enfants dont plus personne ne veut ? »

Et son cerveau grossit, encore, jusqu’à l’étouffement de la vie par la douleur. « Cet été-là, les hôpitaux de la région furent débordés d’enfants malades ou moribonds… ».

En refermant ce court roman poignant, écrit comme un long poème aux accents philosophiques, on ne peut que s’interroger : nous sommes des enfants du nucléaire, nous aussi.
Et voilà que dans ce monde parfois si grotesque, où les intérêts de la finance et le profit priment toujours sur les intérêts de l’être humain, ce nouveau-né rêve d’un monde meilleur, d’amour et de solidarité, coincé dans son corps et privé de moyens d’action efficaces, réduit au silence par sa condition.
Ces « mémoires d’un nouveau-né » prennent alors tout leur relief ; je m’y retrouve à bien des égards.

Thierry Maricourt. « Mémoires d’un nouveau-né »
Éditions Chant d’orties, 2008. 72 pages. 10 euros.
Très joliment illustrés par Marion Claeys et Catherine Senaffe.

Pour en savoir plus sur la maison d'édition "Chant d'ortie", allez faire un tour sur leur site :
http://chantdorties.free.fr/accueil.htm

L'auteur en quelques mots :
Thierry Maricourt est écrivain, poète, essayiste et animateur d'ateliers d'écriture.

A lire de lui, notamment, les romans (pour adultes) :
"Adèle au delà de l'ombre" (éd. Ressouvenances),
"Ne me tuez pas" (éd. Le Cherche-midi)

et pour les plus jeunes :
"Frérot frangin" illustré par Tardi, (éd. Sarbacane)
"Les couleurs retrouvées", illustré par Tatjana Mai-Wyss (éd. points de suspension)

frerotfrangin.jpg
Frérot frangin, de Thierry Maricourt, illustré par Tardi

29.08.2008

"Le monde des miracles"

Blandine a été « taguée » sur son blog.
Pour ma part, c'est un principe que je n’aime pas trop.
Mais à la fin de son post, voilà que Blandine propose à qui veut de suivre. Alors là,  je dis oui ! ;-)
Le jeu consiste à citer un extrait d'un livre en cours de lecture - ou, à défaut (!) d'un livre que l'on apprécie particulièrement.
Le protocole est le suivant :

1) Indiquez le nom de celui qui vous a tagué et ajoutez un lien vers son blog –

(c’est fait, et c’est une très bonne excuse pour vous inciter à aller faire un tour sur le site de Blandine)

2) Rendez-vous à la page 123 du livre que vous lisez en ce moment ou que vous préférez.
3) Recopiez la cinquième phrase et les trois suivantes.
4) Indiquez le titre et l'auteur du livre.
5) Choisissez 4 autres blogueurs.

J'ai donc choisi le livre que je suis en train de lire. Ça tombe bien, la page 123 est un début de chapitre.

Page 123 :
L’extrait :

« Ou plutôt celle de ce garçon qui aimait un cochon et qui s’est usé les pieds en courant après des parrains pour ses enfants – son adresse est à votre disposition.
Ou encore l'histoire des deux enfants qui sont venus au monde attachés l'un à l'autre; quand le professeur les a séparés, ils étaient soudain trois - il existe des témoins et même des gens qui les ont vus de leurs propres yeux.
Que celui qui ne l'a jamais entendue reste, et celui qui la connaît déjà en apprenne de nouvelles.»

miracle.gif


l’Auteur, le titre, l’éditeur, la traduction.
Hugo Loetscher « Le monde des miracles, une rencontre brésilienne ». Editions d’en bas (Lausanne), traduit de l’allemand par Ursula Gaillard, 2008. (La version originale date de 1983).

Mon commentaire
Je suis en train de le lire. Je ne suis pas encore arrivé page 123… J’ai donc du faire une petite avance rapide.

C’est un livre étrange et envoutant. Conseillé, lui-aussi, par une amie. Il se passe dans le Nordeste du Brésil.
La quatrième de couverture s'ouvre ainsi : "Un village connu pour ses miracles. Canindé, Etat du Cearà dans le Nordeste au Brésil. Un étranger portant une valise légère descend d'un autobus. [...] Dans une caissette blanche au bord du trottoir gît une petite fille entourée de ses parents qui posent pour la dernière photographie. A partir de cette rencontre insolite, démarre le voyage réel et imaginaire de l'étranger qui aide la petite Fatima a sortir du linceul pour l'accompagner le long du parcours de sa vie non vécue...[...]

Il s’ouvre donc sur une vieille photo en noir et blanc d’une famille brésilienne entourant un petit cercueil. Et cela répond étrangement à certaines choses que j'ai vues au Brésil, dont cette photo-là, mise sur mon blog. (qui a été prise en 1980).

Je vous en reparle une fois terminé !

La suite de la chaîne :
Evidemment, je ne « tague » personne. Que ceux et celles qui ont envie de la relève le fasse!

 

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