28.01.2010

C'est un beau bidon gris...

"C'est un beau bidon gris, adossé à la colline"... (à fredonner sur la musique de "C'est une maison bleue", de Maxime le Forestier ;-).

Cela fait déjà longtemps que je voulais vous parler des bidons de Gérard Benoit à la Guillaume. Si vous êtes fidèles à ce blog, ce nom ne vous est pas inconnu.
Gérard Benoit à la Guillaume est photographe, et c'est notamment lui qui a fait toutes les photos du livre "A chacun sa cabane", et dont j'ai parlé là. Il est aussi l'heureux inventeur des "bidons sans frontières"®.

Avez-vous déjà vu un bidon de lait ? Un vrai vieux bidon de lait de ferme ?
N'avez-vous jamais remarqué qu'il a souvent "une bonne bouille" ? Eh bien ça tombe bien, parce qu'en Suisse et dans certains coins de Franche-Comté, on les appelle des "bouilles", justement.

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Bidons sans frontières®, Photo Gérard Benoit à la Guillaume.

Des petits yeux rigolards, un sourire en coin ou carrément un grand sourire... Les bouilles résistent au froid, au chaud, et elles aiment la compagnie. Sous le regard attentif de Gérard Benoit à la Guillaume, les voilà qui s'alignent ou se désalignent, manifestent ou se ressèrent frileusement pour résister à la neige.

Ils vont partout, les "bidons sans frontières", et leur poésie ouvrent de nouveaux paysages. Paysages ephémères, mi-main de l'homme, mi-bouilles, le soleil modèle leurs reliefs et leur donne un supplément d'âme. Et Gérard Benoit à la Guillaume est là pour immortaliser ces instants suspendus et magiques.

J'aime ces bidons, j'aime les voir évoluer, braver les villes, les voitures, les vaches, les lacs gelés, les sables du désert, les grands froids du haut-Doubs... Et j'aime vraiment ces photos si riches de sens et pleines d'humanité.

"Bidons sans frontières" n'exploite pas ses bidons. Au contraire ! On peut même devenir parrains et marraines, afin de, je cite :"Préserver l'intégrité physique et morale du bidon, le mettre à l'abri des mouvements endoctrinants et agir pour son émancipation, respecter la parité entre les bidons femmes et les bidons hommes, cultiver "la récup'attitude" et la reconversion des rebuts [..]

Alors, les soirs tristes, quand il pleut, que le moral s'annonce en berne, ils sont là pour vous ramener le sourire.
Si, si, ça marche ! Essayez-donc pour voir, allez...  Une petite cure de photos directement sur ce site : bidons sans frontières.

Vous m'en direz des nouvelles !

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19.01.2010

Elisa Vellia

Je ne vous parlerai ni de livre ni de peinture aujourd'hui, mais de musique. Pour vous faire partager une découverte, et un vrai coup de coeur. Je connaissais déjà un peu le travail d'Elisa Vellia, quand elle chantait et jouait dans le duo Sedrenn (chants et harpes celtiques), et j'appréciais déjà sa voix et sa manière de jouer.
Mais depuis quelques années, cette artiste, née à Corfou, revient vers ses rivages, riche de ses voyages et rencontres...
Elle chante désormais dans sa langue maternelle, et c'est un bonheur de l'écouter. Elle garde la harpe celtique, mais la balance au rythme de son pays d'origine, dans un mariage des plus réussi.
J'aime ces gens qui puisent dans leurs racines pour mieux aller vers l'autre.

Elisa Vellia, c'est aussi quelqu'un de chaleureux, passionnée et passionnante. Il faut la voir, lors de master class de harpe celtique, par exemple, morigéner gentiment les très jeunes et brillants musiciens qui alignent des notes avec brio et dextérité en oubliant d'y mettre un peu de leur coeur... Il faut la voir les faire chanter, danser, taper dans leurs mains pour leur expliquer les difficultés et les richesses d'un rythme que nos oreilles françaises ont du mal à apprivoiser !

J'avais donc envie de vous faire découvrir cette artiste qui allie si bien Méditerranée et Bretagne, où elle vit désormais, loin de ses citronniers, myrtes et oliviers.
Sur cette vidéo, enregistrée lors de l'un de ses concerts à Arles, elle joue sur une "électro-harpe Camac"; encore un savant mélange de tradition et de modernité.

Cette chanson, "Mirta", raconte sa rencontre avec un arbre solitaire, dans un cours d'une vieille maison, à Athènes, et dit ceci : "Au moment où les lumières s'éteignaient, où les gares se vidaient, je fus prise comme d'un désir fou de danser..."

Vous pouvez retrouver cette chanson, et d'autres, sur son très beau disque "Ahnaria" (Empreintes). Le chant du Monde.

Elisa Vellia trio : "Myrtia". live in Arles. oct 2009 from Elisa Vellia on Vimeo.
avec Franck René aux clarinettes. Et Christophe Gauvert à la contrebasse.