23.11.2009

La cabane en péril

Je vous parle souvent des éditions de "La cabane sur le chien", une petite maison d'édition avec laquelle j'ai grand plaisir à travailler depuis sa création.
Cette maison d'édition fait un travail remarquable. Originale, elle propose des livres extrêmement soignés, tant dans la mise en page que dans l'impression, choix du papier, etc. Elle s'est faite une place dans ce monde si impitoyable de l'édition.

Aujourd'hui, "LA CABANE SUR LE CHIEN" EST EN PÉRIL. Les frais de stockage des livres grèvent les budgets, et menacent son existence même.
Or nous sommes nombreux et nombreuses à l'aimer, cette cabane... Auteurs et illustrateurs qui nous y sentons si bien, lecteurs et lectrices qui aiment le travail proposé...

Pour essayer de garder la tête hors de l'eau, La Cabane a décidé de solder une partie de son stock.
En ce qui me concerne :

Mon roman "Rendez-vous sur le lac" est soldé à 5 euros.

"7 contes en balade" est soldé à 9 euros.

"Octavi vend sa voiture" est soldé à 5 euros.

Mais il y a bien d'autres livres à découvrir, et je ne peux pas tous les citer. Mais en voici trois que j'aime particulièrement :

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les balais d'Irina, de Christophe Fourvel et Corinne Salvi.

"Les balais d'Irina" de Christophe Fourvel et Corinne Salvi. (8 euros)

"Monsieur T", de Fanny Millard, un très beau livre pour parler de la liberté d'expression et de ceux qui en sont privée. Soutenu par Amnesty International (7 euros).

Et bien sûr"Anerie", un flip-book signé Corinne Salvi (3 euros) (moi qui aime les ânes, celui-ci, je ne pouvais pas le louper ;-)

Vous pouvez télécharger le catalogue en version PDF, ci-dessous, en cliquant sur le logo.
Il répertorie tous les livres soldés, et tous les flip-book (à 3 euros)
.
Comme nous arrivons en période de fête, c'est peut-être le moment de commander vos livres. Les frais d'envois sont aussi réduits.

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Cliquez sur le chien pour télécharger le catalogue.

Votre intérêt pour cette maison d'édition est la seule façon de la maintenir en vie.
Faites circuler l'information, et choisissez de la soutenir !

 

 

19.11.2009

Manu Rich et la transparence

"Mac art contemporain" expose, jusqu'au dimanche 22 novembre, 125 artistes d'aujourd'hui.
L'entrée est assez chère (8 euros), mais cela vaut vraiment la peine, vu la très haute qualité de la peinture exposée (peinture, mais aussi photos, sculptures, assemblages, etc.)

On peut y admirer en particulier les nouvelles peintures de Manu Rich, dont j'ai parlé plusieurs fois sur ce blog.

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C'est passionnant de voir l'évolution de ce peintre, que je connais depuis une dizaine d'années. Après des périodes sombres, des périodes tourmentées où de violentes taches de couleurs se retrouvaient cernées par le blanc, on arrive aujourd'hui à des jeux de transparences superbes. Il y a quelque chose de puissant, de fort, et de parfois presque apaisé dans ces tableaux qui me touche vraiment.
Et j'aime l'impression de mystère insondable qui se dégagent de certains tableaux,  et qui ouvre tellement grandes les portes de l'imaginaire.

Les reproductions ne rendent pas tout le jeu subtil des matières et des couleurs...
Alors si vous êtes à Paris, allez les voir "en vrai" !

D'autres artistes sont aussi à découvrir. Notamment les oeuvres du photographe Thomas Jorion (vous pouvez voir certaines de ses photos sur son site à l'adresse suivante : http://www.thomasjorion.com )

Mac, art contemporain, Paris. Espace Champerret, porte de Champerret 75017 Paris. Plus d'infos sur  http://www.mac2000-art.com

 

16.11.2009

Disparition de Mehdi Sahabi

Mehdi Sahabi, traducteur iranien d'auteurs français (Proust, Stendhal, Céline, Flaubert, et bien d'autres), mais aussi peintre, calligraphe, musicien, poète, amateur de bons vins et des plaisirs terrestres, est mort à Paris le 9 novembre dernier, à l'âge de 66 ans.

J'ai eu la chance de croiser sa route et de partager avec lui une résidence de traducteurs, à Arles, il y a quelques années (il vivait en Iran, mais passait chaque année plusieurs mois en France).
Il faisait partie de ces gens qui savaient rendre la vie plus belle. Son humour et sa gentillesse, son érudition jamais assenée, son rire et son sens incroyable du partage vont me manquer, et vont manquer à tous ceux et celles qui l'ont côtoyé. C'était un être libre, dans le sens le plus profond du terme.

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Mehdi Sahabi, un soir, au collège des traducteurs d'Arles.

On peut voir, sur internet, quelques-uns de ses tableaux, en cliquant ici.

(A ce propos, sa courte biographie sur ce site l'amusait beaucoup : on peut en effet y lire qu'il est né en 1925 (au lieu de 1943). Il n'a jamais demandé à ce que l'on corrige : il trouvait qu'il faisait ainsi un vieillard très jeune.)

 

13.11.2009

Liberté d'expression

Voici un texte qui n'est pas de moi, mais auquel j'adhère totalement, parce que la liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Parce qu'il faut se battre, partout, tout le temps, pour que nos espaces de liberté et de paroles ne se réduisent pas comme des peaux de chagrin...

Communiqué de la SGDL (Société des Gens de Lettres) et de l'ATLF (association des Traducteurs Littéraires de France), auquel se joint la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse.

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
Déclaration universelle des Droits de l’homme, 1948 (article 19).


Dans une lettre adressée à M. le Ministre de la Culture, un député inscrit au groupe UMP de l’Assemblée Nationale, Éric Raoult, a affirmé qu’un « devoir de réserve » s’imposait aux écrivains ayant reçu des prix importants en France, au motif que « le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. »

Au-delà de l’absurdité de cette exigence et de l’ignorance dont elle témoigne, c’est, à notre connaissance, la première fois depuis des décennies, qu’un homme politique élu réclame publiquement la restriction de la liberté d’expression des créateurs.

D’après la loi dite Le Pors de 1983, portant droit et obligation des fonctionnaires il est stipulé que «la liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires », (article 6). Est-ce à dire qu’un simple citoyen écrivain se verrait refuser un droit fondamental que l’on a pourtant jugé nécessaire d’octroyer aux agents de l’état ?

L’idée même de subordonner l’expression d’un écrivain à la défense de « l’image » de son pays renvoie aux heures les plus noires de notre histoire. Elle fait de l’écrivain un simple agent destiné à servir un pouvoir. Va-t-on introduire en France la notion d’écrivain « national » ?

Les associations d’auteurs et de traducteurs littéraires tiennent à exprimer la très vive inquiétude que leur inspirent ces propos. Elles considèrent pour leur part que leur « devoir » est de protéger et d’entretenir la liberté d’expression en France, mission qu’elles ont remplie et rempliront encore à l’avenir.

SGDL                          ATLF

Alain Absire           Olivier Mannoni


Pour en savoir plus sur la SGDL (site internet)

Pour en savoir plus sur l'ATLF (site internet)

Pour en savoir plus sur la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse

11.11.2009

"Je suis embarquée"

"Au début, tu crois toujours que c'est un diamant brut qui se cache sous le fatras des mots, et tu veux le dégager de sa gangue au plus vite. Tu grattes, tu frottes, tu creuses, et quand tu as terminé, il ne te reste plus rien dans les mains. Tu t'aperçois alors qu'il y avait là que de la boue séchée."

Commencer à écrire un nouveau roman s'accompagne d'un espoir aussi démesuré que la peur de ne pas y arriver. Ces quelques lignes pour témoins... Mais chut : « Je suis embarquée. »*

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*(allusion à la dernière réplique du film « Les ailes du désir » de Wim Wenders, en français dans le texte : "Nous sommes embarqués."
Je me suis souvent demandée si cette construction n'était pas fautive jusqu'à ce que je consulte le dictionnaire Grand Robert : "être embarqué : «être engagé sans retour ».")

La photo a été prise à Besançon, en avril 09.


04.11.2009

Mes livres en Allemagne

J'ai récemment reçu un petit mail d'une enseignante allemande qui me disait qu'elle ne trouvait rien, sur mon blog, à propos de deux de mes livres sortis en Allemagne, en français.

C'est vrai, je n'en ai pas parlé, parce que ce sont des textes qu'on ne trouve qu'outre-Rhin.
Ils sont destinés à des adolescents qui apprennent le français, donc écrit dans une langue assez simple.
Ils sont publiés aux éditions Cornelsen. Ce sont en fait des nouvelles (d'une trentaine de pages, avec des caractères assez gros).

Je vais quand même en dire quelques mots.
Le premier texte, intitulé "Détournement", est sorti en 2008. Il raconte l'histoire d'un adolescent un peu attardé, qui détourne un autobus scolaire pour aller retrouver une hypothétique petite-amie. Evidemment, ça ne marche pas comme il le pense...
J'avais envie d'écrire sur ce thème : "ce qu'on est capable de faire comme bêtise quand on est amoureux, ou qu'on pense l'être..." et comment les fantasmes, parfois, prennent le pas sur la réalité.

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Le second vient de sortir, il s'intitule "Une chaise vide".
C'est l'histoire d'un adolescent sans-papier, menacé d'expulsion avec sa famille, qui va être défendu par sa classe, et même son école. Une histoire qui pourrait être pleine d'espoir, de solidarité, etc., mais qui se termine mal. Si l'adolescent en question est bien sauvé in extremis du renvoi à la frontière, dans le même temps un autre adolescent est expulsé avec toute sa famille, sans que personne n'ait su qu'il n'avait pas de papiers en règle. Alors, lorsque les ados découvrent que leur copain n'est plus là, ils mettent une chaise vide sur le trottoir, devant la porte de leur collège, pour ne l'oublier, en attendant son retour...

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C'est un texte qui me tient à coeur. Je suis vraiment heureuse que les éditions Cornelsen aient accepté de le publier. Travailler avec eux a été très agréable.

Pour ceux ou celles qui voudraient malgré tout se procurer ces deux petits livres, on peut les trouver sur internet, sur le site des éditions Cornelsen. Pour "Détournement", c'est ici. Pour "une chaise vide", c'est ici.
Mais il faut pour cela maîtriser un peu l'allemand pour pouvoir les commander.

 

Et du coup, alors que je cherchais les images des couvertures sur internet, j'ai découvert que j'avais écris un autre livre sur le pain! ;-)
Je savais qu'un de mes livres de recettes avait été traduit en allemand, et publié en Suisse. Là, il s'agit visiblement d'une autre édition. Je n'étais pas au courant, je n'ai même pas reçu un exemplaire du livre... Je trouve malgré tout la couverture plutôt jolie (et je vais régler ça demain avec mon éditeur... ;-(

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Oui, oui, y'a pas photo, c'est bien mon nom en haut !
Mais je n'étais pas au courant de l'existence de cette traduction...

02.11.2009

Les vieux papiers de Berlin

 

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Juste une photo, prise à Berlin. Des affiches collées sur un mur, les unes sur les autres...

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