07.06.2009
fête du livre de Palente
La 18e fête du livre jeunesse de Palente (Besançon) se tiendra du 8 au 13 juin, place des Tilleuls.
Elle a pour thème cette année : les monstres.
ça tombe bien ! J'en ai quelques-uns dans mes tablettes.. ;-)

J'y serai donc les jeudi 11 après-midi, vendredi 12 et samedi 13 au matin.
Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à venir me dire bonjour !
Il y aura aussi pleins d'autres auteurs, comme Bernard Friot et Philippe Barbeau, que j'aurai grand plaisir à voir (et leurs petits et grands lecteurs aussi).
J'espère surtout qu'il fera meilleur que l'an passé, où j'ai grelotté de la tête au pied pendant deux jours tellement il faisait humide et froid. Tous les livres gondolaient, même les cartonnés. C'était impressionnant... Heureusement, des copines et copains bisontins m'avaient apporté des pulls (et, hum, aussi un peu d'alcool de je-ne-sais-quel-fruit. J'ai souvenir que c'était fort et délicieux et que ça m'avait rudement bien réchauffée, finalement ;-)
08:00 | Lien permanent | 5b/Rencontres et voyages | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : palente, besançon, monstres, friot, barbeau
06.06.2009
"Non à la torture", un livre de Jessie Magana
Voilà déjà plusieurs mois que je veux vous parler de ce petit livre choc, qu’on n’oublie pas sitôt après l'avoir lu.
L’histoire remarquable d’un militaire de carrière qui un jour a dit non.
« Je refuse d’obéir à des ordres qui sont en opposition absolue avec le respect de l’homme, qui fait le fondement même de ma vie… »
Jacques Pâris de Bollardière, général d’armée, ancien résistant, est en effet le seul militaire à avoir dénoncé la torture pendant la guerre d’Algérie.
Condamné à soixante jours de forteresse, il passera ensuite le reste de sa vie à se battre pour la paix, dans les mouvements non-violents au Larzac, contre les essais nucléaires à Mururoa.
Et sa femme continuera son combat après sa mort.
C’est cette vie incroyable que Jessie Magana a choisi de raconter, dans un texte court, âpre et violent, parfaitement maîtrisé, qui pose simplement des questions essentielles :
« Comment un homme peut-il oublier que l’autre est son semblable ? Cette violence qu’il sait tapie en chacun, qu’il sait au fond de lui-même, cette violence qu’il a vue se déchaîner pendant toutes ces guerres, comment un homme peut-il s’y abandonner ?
La réponse est pourtant évidente : le bourreau fait d’abord avorter l’homme qui est en lui. […] »

Ce livre me touche aussi pour une autre raison. Lorsque j’avais seize ans, je travaillais bénévolement pendant mes vacances scolaires dans un centre qui accueillait des séminaires, des conférences, etc.
Jacques Pâris de Bollardière y avait été invité, et il régnait autour de sa venue une certaine effervescence. J’ignorais tout de lui. On m’a alors expliqué qui il était. J’avais hâte de le voir !
Mais il était souffrant, et dut annuler sa conférence au dernier moment. Il n’est donc pas venu, et je ne l’ai jamais rencontré.
Alors, grâce au livre de Jessie Magana, c’est comme si j’avais pu l’approcher un peu, des années plus tard, et au-delà de sa mort survenue en 1986.
Ce livre est sorti dans une collection pour ados, mais sa lecture concerne aussi bien les adultes.
Le texte est suivi de documents et photos.
« Général de Bollardière : non à la torture ».
Jessie Magana. Editions actes Sud Junior. Collection « ceux qui ont dit non ».
22:09 | Lien permanent | 4/dernières lectures | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bollardière, pacifisme, torture, guerre d'algérie, jessie magana, "ceux qui ont dit non"






































