27.09.2008

Le manège, un lieu magique

Juste une photo, prise à la Chaux-de-Fonds, en Suisse.
Il s'agit d'un ancien manège, transformé en habitat collectif. Ce lieu magique, bien caché derrière une façade de maison tout ce qu'il y a d'ordinaire dans cette ville, a bien failli disparaître. Il a été sauvé in-extremis de la démolition et a été magnifiquement réhabillité. Il abrite aujourd'hui des appartements locatifs et un restaurant.
Au milieu, entre les escaliers, la cour intérieure est couverte. La lumière est superbe et j'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui y régnait.
Merci à Eric de nous l'avoir fait découvrir !

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A voir si vous faites un tour en Suisse, à la Chaux-de fonds. Cette ville, décidemment, cache bien des trésors, et j'en reviens toujours ressourcée (mais c'est aussi parce que j'y ai des amis). Photo E.B.C

 

26.09.2008

Besançon met la gum...

Puisque j'ai décidé de ne pas vous parler du salon du livre « Les mots Doubs » (voir pourquoi ici). Je vais vous dire deux mots sur la ville de Besançon. Plutôt des images, tiens, ça va changer des mots.

Besançon « met la gum » sur la propreté, ou l'art d'éduquer par le jeu.
La ville de Besançon a lancé une grande offensive contre les chewing-gum que les gens crachent par terre (c'est vrai, c'est moche et ça colle aux semelles, et c'est plutôt duraille à enlever).
Plutôt que recourir au fatal et malheureusement sempiternel « il est interdit de...», la ville a préféré jouer la carte de l'humour.
Plusieurs « jeux » sont ainsi proposés. On y colle soigneusement son trophée, et une fois la feuille pleine, on la met à la poubelle (juste à côté). Sous la première feuille s'en trouve une autre, et on recommence...

En voilà deux exemples.  Mais il y en avait bien d'autres. Ce genre d'initiative me réjouit : je crois vraiment que l'éducation peut passer par le jeu. Et qu'en revanche, les « interdit de...» n'ont jamais rien eu de constructifs.

 

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Les photos ont été prises le matin. Le soir, les affichettes étaient couvertes de chewing gum collés. C'est fou ! Je ne pensais pas que les gens en mâchaient autant...


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« colle ici ton chewing gum et met dans le mille » (là, c'est le premier qui voit l'affiche qui gagne) Et, dans le coin, un nouveau jeu du morpion, avec des chewing gum « un jeu qui accroche la gum »
(ils se sont creusés la cervelle, hein, les Bisontins, pour trouver ça :-)

 

25.09.2008

Mayence en septembre

Je n'ai pas parlé de mon voyage éclair à Mayence, à la mi-septembre !
Un beau voyage en train, un taxi jusqu'à un immeuble imposant, une salle accueillante avec une quarantaine de profs d'allemands enseignant le français qui avaient des tas de questions à me poser.
Je leur ai lu des extraits des « Murs bleus » et de « Rien que ta peau ».
Il faisait beau et chaud, comme un jour de plein été. Ensuite, j'ai pu traverser la vieille ville, très belle, en compagnie de Sandrine, la nouvelle attachée culturelle, le temps d'aller signer quelques papiers à l'institut français.
J'ai aussi revu avec plaisir des têtes connues rencontrées ici et là en Allemagne lors des tournées précédentes.

Et puis je me suis retrouvée dans mon hôtel face à la gare, le soir, curieusement crevée. J'ai mangé un sandwich, j'ai regardé une émission de télévision passionnante sur l'Argentine (sur une chaîne en français). J'ai trouvé ça drôle d'entendre parler de l'Argentine alors que j'étais en Allemagne. J'ai regardé la nuit tomber sur la gare, juste en face. J'ai pensé que j'aimais que cet hôtel soit en face de la gare, que les gares ont pour moi quelque chose de rassurant. Peut-être parce que je me dis qu'il y a toujours un train quelque part, qui va, demain, un jour ou bien dans quelques heures, me ramener chez moi.
Et après quelques petites heures de sommeil, j'ai donc repris le train pour rentrer en France.
Et de tout ça, je n'ai pris qu'une seule photo ratée, à travers la fenêtre de ma chambre d'hôtel...). La voilà.

garemayence.jpg
Je vous avais prévenus : c'est une photo ratée !

24.09.2008

Sous mes doigts..."Rien que ta peau"

Il est là, sous mes doigts, il vient de sortir de l'imprimerie. Il sera en librairie mercredi prochain, 1er octobre. Je le hume un peu, le retourne, le soupèse, je remarque que le vert de la couverture est assez proche du vert utilisé par Corinne Salvi dans sa couverture de «Rendez-vous sur le lac », et l'analogie m'amuse. Deux histoires d'amour sur lac gelé et deux verts qui se ressemblent...
Mais les ressemblances s'arrêtent là : « Rien que ta peau » s'adresse à des lecteurs plus vieux, de grands ados, et des adultes aussi, j'espère.
Sur le blog de Livralire, Véronique Lombard lançait récemment un vibrant plaidoyer pour un « décloisonnement » des genres. Je suis d'accord avec elle.
Il y a des livres pour enfants qui font pleurer et rire les adultes, et des livres pour adultes que les ados s'approprient sans autorisation (et c'est tant mieux !).

tapeau.jpg


Donc voilà, « Rien que ta peau » est là, publié. Je le couve encore du regard. Je suis pleine de sentiments et de sensations contradictoires : il est là, et il m'échappe.
Cet après-midi, j'ai reçu un premier avis sur le livre, par mail. La poste étant en grève hier, et les envois de presse n'ayant été faits que lundi, je ne m'y attendais pas, pas si tôt.
Un premier avis, c'est un peu comme un avertissement : « Attention, ton livre ne t'appartient plus. Maintenant, d'autres que toi vont le lire et donner leur avis. Le cordon est coupé. »
Et là, brusquement, la peur et le doute refont surface : Et si je ne lui avais pas insufflé assez de force, assez de couleur, assez d'énergie pour qu'il trace son chemin tout seul ?

De mon stylo à la page, je vois une rivière d'encre, comme un flot de sang qui l'irrigue. Comment se fait l'irrigation une fois le livre imprimé ? Elle se fait sans moi. Et si je n'ai pas ouvert les vannes assez grandes au départ, elle se fera mal. C'est toujours ce que je crains. Et puis après, je laisse les champs comme ils sont, bien ou mal irrigués, c'est égal. Après tout, on ne sait rien des nuages, de la pluie, des tempêtes, pas plus que du soleil qui réchauffe les prairies gelées, le matin.

Il était beau, ce mail, cet après-midi. Il m'a touchée.

22.09.2008

Censure sur le prix Littératura décerné à Karine Epenoy

"Les Mots Doubs" aurait pu être un beau salon... Mais une vilaine histoire est venue gâcher la fête.
Chaque année, le Conseil général du Doubs décerne un prix "le prix littératura" à un manuscrit d'une jeune auteur, encore non publié. Le prix étant justement la publication du manuscrit.
Cette année, c'est Karine Epenoy qui l'a reçu, pour son roman "Demain, je reviendrai", qui parle de la vie d'un sans-papier, jusqu'à son expulsion.
On ne peut que se réjouir de voir un sujet aussi sensible récompensé. Oui... seulement, le Conseil général du Doubs a décidé de donner le prix à Karine Epenoy MAIS DE NE PAS PUBLIER SON MANUSCRIT, pour ne pas froisser le prefet, ou je ne sais trop qui.

Ceci est inadmissible, et parfaitement honteux (je rappelle que le Conseil Général du Doubs est un conseil de gauche).


J'espère que cette auteure trouvera rapidement une maison d'édition pour l'accueillir. Elle entre en littérature d'une drôle de manière !
Mais finalement, que serait la littérature si elle n'était pas faite pour troubler un peu l'ordre établi ?

Pour en savoir plus sur cette triste histoire : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article15...

Du coup, je n'ai plus envie de vous parler du salon des Mots Doubs.

PS :
J'ai aussi écrit sur les sans-papiers. Trois petits textes... L'un va probablement sortir en Allemagne (eh oui !). L'autre n'a pas encore trouvé d'éditeur en France... le troisième a juste fait l'objet d'une publication dans un journal...

21.09.2008

Lire en Fête, le programme !

Lire en fête, le programme !

Cette manifestation en faveur du livre prend de plus en plus d'ampleur. Si bien que les auteurs sont aussi de plus en plus sollicités à cette date.
Comme je n'ai pas encore le don d'ubiquité (mais j'y travaille ;-), j'ai accepté le premier qui m'inviterait.
Très maligne, Lucie du réseau des bibliothèques de Bocage-Hallue, m'a invité dès le mois de juin dernier. Elle était ainsi sûre de ne pas se faire doubler...
(Depuis, j'aurais pu aller dans le Sud, dans l'Est...) Mais non, ce sera en Bocage-Hallue et j'en suis ravie. J'ai été chez eux en résidence d'écrivain, il y a deux ans, et j'en garde que des bons souvenirs. J'y retourne donc avec grand, grand plaisir.

On m'a aussi demandé de venir avec un "invité"
, un autre auteur. Et j'ai choisi Gilles Abier, qui sort un livre dans la même collection que "Rien que ta peau", et qui s'intitule, lui "La piscine était vide".
Un livre pour lequel j'ai eu un vrai coup de coeur (mais je vous en parlerai plus tard : pour l'instant, il n'est pas encore sorti, j'ai eu la chance de le lire en "avant-première".

Donc, voilà, pour tout connaître du programme en Bocage-Hallue, c'est par là :

(vous découvrirez, au passage, la couverture de mon livre sur les yaourts, dont la sortie a été quelque peu retardée (ce sera pour mi-septembre)

Et pour savoir plus sur Lire en Fête, cliquez ici

lirenfete.jpg

14.09.2008

Le loup, mythe et légende

A partir du 20 septembre, la Maison de la Réserve de Labergement Sainte Marie (Doubs), accueille une nouvelle exposition sur "Le loup, mythe et légendes" : 35 auteurs / illustrateurs jeunesse s'exposent sur le thème du loup, à l'occasion de la sortie de "l'agenda du loup", présenté par les éditions de la Cabane sur le chien.

L'exposition se tiendra du 20 septembre au dimanche 4 janvier 2009

loup.jpg
L'affiche de l'expo.


Si je vous en parle, c'est que j'ai eu le plaisir et l'honneur de participer à cet "agenda du loup", et qu'il y a dedans de très bons illustrateurs et illustratrices (tel que Corinne Salvi, Joëlle Gagliardini, Simon Kroug, pour ne citer que ceux et celles avec qui j'ai eu le plaisir de travailler).
Pour plus d'infos :
http://www.maisondelareserve.fr

(petit ajout du 6 octobre: je viens de modifier le lien qui était erroné)

10.09.2008

Besançon, les Mots Doubs

Invitée de dernière minute aux Mots Doubs... Je ne serai pas sur les programmes, mais bien sur place, et c'est le principal. (Ben si, finalement, je viens de regarder sur leur site internet, et j'y suis  ;-)
J'aime ce salon, comme j'aime la ville de Besançon. Et aux Mots Doubs, c'est toujours la surprise : il peut faire un soleil tonitruant (comme l'année dernière) ou une pluie battante (comme il y a deux ou trois ans).

Donc, "les mots Doubs" c'est le 12, 13 et 14 septembre, à Besançon...

motsdoubs2008.jpg

Donc, si vous faites un tour dans le coin, venez me dire bonjour ! J'interviendrai le vendredi après-midi dans un centre thérapeuthique pour enfants, mais après je serai sur le salon, et le dimanche aussi, toute la journée.

 

08.09.2008

Des yaourts

Bah, et la couverture de ton livre sur les yaourts ? me demande-t-on par mail.

D'accord, la voilà ! Le livre sort à la fin du mois de septembre, ou le 1er octobre, je ne sais plus très bien (la publication a été légèrement retardée). J'ai reçu un premier exemplaire. Je le trouve assez beau !

yaourts.jpg

Des noms sur le sable

Le premier octobre prochain, pas moins de trois parutions avec mon nom sur la couverture...
Un livre de cuisine (des recettes de yaourts), un roman ("Rien que ta peau", chez Actes Sud Junior),
et une traduction "Des noms sur le sable" de Lluís-Anton Baulenas.
C'est de cette dernière dont je veux vous parler, en quelques mots et plutôt en image, puisque voilà, en exclusivité, la couverture.
Je la trouve très belle, et elle va bien avec le livre.

Pour parler de ce roman, je vous glisse quelques lignes, proposées par l'éditeur :

L'héroïne de ce roman est une femme catalane d'origine italienne qui a dû quitter Barcelone après la guerre civile (1936), et qui en 1974, année où commence l'histoire, dirige un bordel fréquenté par les hommes les plus importants de Lisbonne. Mais ce personnage singulier est aussi le témoin pas toujours muet de nombreux événements comme les massacres en Angola ou la Révolution des Oeillets.

Comme tous les romans de Lluís-Anton Baulenas, "Des noms sur le sable" est difficile à résumer, tant il est riche et foisonnant. C'est le quatrième roman que je traduis de cette auteur. Plus sombre que "Le bonheur" ou que "Le fil d'argent" (ces deux romans sont désormais disponibles en édition de poche), mais moins cynique de "Combat de chiens", il offre une fois encore un étonnant portrait de femme.

A découvrir, donc, à partir du 1er octobre.

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