30.01.2008
Du slam à Kassel
Je suis arrivée à Kassel dans la soirée, un peu fatiguée par la journée (trois villes, deux interventions... passée une certaine heure, on ne sait plus très bien où l'on est !)
Après une rapide installation à l’hôtel stratégiquement situé à quelques centaines de mètres du lycée, on m’attend pour aller dîner au restaurant avec les professeurs de français.
Six profs, toutes des femmes, de tous les âges. Et toutes très sympa !
L’ambiance est chaleureuse et je parle un peu de mon dernier roman « L’ombre d’Adrien », et du slam. (Poetry slam, pour les Allemands)
A propos du slam, voilà ce qu'en dit wikipédia (en allemand) : http://de.wikipedia.org/wiki/Poetry_Slam
Le slam, pour moi, c’est le renouveau de la poésie. Une poésie qui vient de la rue, qui a du sens, et quel plaisir de voir des jeunes (et des moins jeunes), filles et garçons, découvrir et utiliser, avec un talent fou, ces mots de la langue française !
À ce propos, si vous voulez écouter un peu de slam, voilà trois pages sur myspace où l'on peut en écouter :
http://www.myspace.com/lemeilleuramidesmots
http://www.myspace.com/souleymanediamanka
http://www.myspace.com/grandcorpsmalade
La rencontre avec les lycéens de Kassel a lieu dans une « aula » très claire.
Cette fois, je n’ai pas le choix : je dois rester sur l’estrade ;-), mais je n’y suis pas seule. M’y ont rejoint élèves et professeurs. C’est plutôt sympa !
Mme Komma a bien préparé ses élèves, ils ont des questions à poser et sont très attentifs.
Ce qui se passe, c’est que, toute de suite après une rencontre, je n’arrive jamais à me souvenir de quoi j’ai parlé !
Mais je me souviens de ce professeur qui vient me confier quelque chose.
En France dans les années soixante, il a rencontré un « ancien d’Algérie » qui s’est vanté, devant lui, de toutes les atrocités qu’il a commise en Algérie. "Des choses que je ne pourrais même jamais répéter" me dit ce professeur, visiblement encore ému.
Et cela m’interpelle. En effet, peu après être rentrés, un certain nombre d’anciens combattants en Algérie se vantaient de ce qu’ils avaient fait. Puis, peu à peu, on les a moins entendus. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux se taisent. Ils étaient souvent très jeunes, à l’époque. Ont-ils mesuré leurs actes que des années plus tard ? Comment vivent-ils aujourd’hui ?
A la fin de la rencontre, je suis repartie prendre un train pour Frankfurt.
J'ai laissé Mme Komma sur le quai de gare, et j’ai eu une pointe de tristesse.
Je rencontre des gens tellement gentils, des femmes et des hommes qui débordent d’énergie pour partager la langue française avec leurs élèves, qui cherchent toujours le moyen d’intéresser, de passionner leurs élèves. J’admire beaucoup leur travail. Mais ces rencontres sont toujours trop brèves. On aimerait les prolonger !
17:15 | Lien permanent | 9/"Murs bleus" tournée allemande | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : slam, souleymane diamanka, kassel, tournée, allemagne







































Commentaires
Ah oui trop brèves ! Je confirme !
Écrit par : Bellesahi | 31.01.2008
Répondre à ce commentaireOuh là là... Je sens ça presque comme un reproche ;-))
Mais ne t'inquiète pas, Bellesahi, je reviendrai bien un jour à Naours !
Écrit par : cathy ytak | 31.01.2008
Répondre à ce commentaireNon ce n'est pas un reproche mais cela passe trop vite. On commence des conversations que l'on ne termine pas. Naours t'attend !
Écrit par : Bellesahi | 01.02.2008
Répondre à ce commentaireAvec du pain ! :-))))))))))
Écrit par : Bellesahi | 01.02.2008
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