09.12.2007
Ce qui nourrit mon écriture...
"Moi si j'avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi pain et un livre. Et depuis ce lieu où nous sommes, j'attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles : ce sont celles-ci que les peuples réclament à grands cris. Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société."
Federico Garcia Lorca, septembre 1931, extrait d'une "Allocution à la population de Fuente Vaqueros".

Vous vous souvenez de Fuente Vaqueros ?
"Lorsque l’idée de revenir clandestinement en France l’effleurait encore, il s’imaginait traverser l’Espagne et faire une halte à Grenade, puis prendre l’autocar qui mène à Fuente Vaqueros, là où le poète avait vu le jour. Antoine songe que Lorca est mort à l’âge qu’il a aujourd’hui : trente-huit ans. Une mort dictée par un pouvoir qu’il n’avait cessé de remettre en cause... »
(in "Les Murs bleus", page 76)
La poésie fait partie de mes lectures, et le poète Lorca est sans doute le poète qui m'accompagne le plus. Je crois qu'il apparaît dans tous mes livres, d'une manière ou d'une autre...
Allez faire un tour sur le blog de Blandine Longre. C'est une mine d'or ! Et c'est l'exemple même de cette nourriture dont parle Lorca. Celle qui nourrit à l'intérieur.
12:00 | Lien permanent | 3/ Au jour le jour | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorca, écriture







































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