25.11.2007

prochains rendez-vous...

Pour les Bretons : je serai au Salon du livre Jeunesse de Fougères, les 1er et 2 décembre 2007, pour signer mes livres récents ("Les murs bleus", "L'ombre d'Adrien", "Sept contes en balades", etc.)

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(Affiche du salon de Fougères, illustration de Véronique Chéneau, couleurs Brunot Pilorget). 


Pour les Franciliens :  le Salon du Livre de Jeunesse de Montreuil, en région parisienne, aura lieu du 29 novembre au 3 décembre. Tout le programme se trouve ici.
Cette année, j'y serai uniquement le lundi 3 décembre (attention, cette journée est  marquée "journée professionnelle". Renseignez-vous avant d'y aller).

Le midi, vous pourrez me retrouver au milieu de pleins d'autres auteurs, pour fêter la sortie d'un livre collectif intitulé "un amour d'enfance". Partant d'une initiative de Marie-Aude Murail, 80 auteurs jeunesses ont parlé d'un livre qui les a marqués lorsqu'ils étaient enfant. Ce reccueil vient d'être publié aux éditions Bayard. Plusieurs auteurs viendront, ce lundi 3 décembre, lire leur témoignage. Ce sera dans la salle "Tout petit tu lis", entre 12 et 13 heures.

Ensuite, je signerai mon dernier roman pour ados : "L'ombre d'Adrien", sur le stand de chez Syros, entre 15 h et 16 h 30.

(A propos du salon du livre de Montreuil de l'année passée, je vous renvoie à une note écrite en 2006, vous pouvez la lire ici. Pour moi, cette année, faute de temps, pas de marché ;-)

 

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Pour les Picards : j'anime un atelier d'écriture ouvert au public -pour ados-adultes- à la bibliothèque de Talmas, en Picardie, le mardi 11 décembre 2007 à 17h30. Pour plus de renseignements et pour les inscriptions, cliquez ici.

24.11.2007

Les bonnets d'âne

Encore les ânes ! Mais ne croyez pas que ce soit anecdotique : en parlant des ânes, je parle aussi des humains. Leur manière de se comporter vis-à-vis de certains animaux est riche d'enseignement...

Blandine m'écrit dans un commentaire :  "J'ai lu récemment [...] qu'à l'origine, le bonnet d'âne aurait justement servi à rendre (symboliquement) plus "intelligents" les écoliers récalcitrants..."

Cette interprétation m'a fait sursauter ! Voici un extrait tiré de mon roman "Les murs bleus", où Antoine  décrit quelques vieux "chromos" à l'enfant)

« Là, c’est un petit garçon et il a un bonnet d’âne. »
– Un bonnet d’âne ?
Antoine a parlé trop vite et le regrette. Il est toujours très mal à l’aise lorsqu’il s’agit d’expliquer des choses stupides. Il se racle la gorge. Oui, on punissait autrefois les enfants lorsqu’ils ne savaient pas leur leçon, ou qu’ils chahutaient. On les mettait au coin. On le fait encore, parce qu’encore aujourd’hui, les enfants…
– Oui, ça, je sais. Mais c’est quoi, un bonnet d’âne ?
– C’est un bonnet qui ressemble aux deux oreilles d’un âne.
– C’est joli, alors. Ils devaient être contents.
– Non, les enfants n’étaient pas contents. On disait qu’ils étaient… bêtes comme des ânes.
– Mais c’est pas bête, un âne !
– Je sais, Loirinho. Parfois les gens se trompent.
– Les ânes, ce sont les animaux les plus intelligentes du monde. C’est vrai, non ?"

(page 77/78)L'enfant explique ensuite à l'adulte les raisons pour lesquelles un âne est "l'animal le plus intelligent du monde".)

Lorsque j'ai écrit la première version des murs bleus (en 2001), j'avais fait une recherche dans "Le grand Robert", dictionnaire de référence s'il en est. Voilà donc ce que le Grand Robert dit à la rubrique "Bonnet d'âne" : 

"Bonnet d'âne : bonnet en papier, garni de deux cornes figurant des oreilles d'âne, dont on affublait les cancres pour les humilier. Coiffer, porter un bonnet d'âne." 

Or, aujourd'hui (merci Blandine de m'avoir donné l'occasion de me pencher sur ce sujet), il suffit d'une simple recherche sur internet pour effectivement trouver, un peu partout (mais surtout, avouons-le, sur des sites d'amoureux des ânes!) que les bonnets d'âne étaient là pour stimuler l'intelligence des enfants...

Joli retournement de situation, non ?  Quant à l'intelligence des ânes, tous ceux qui vivent quotidiennement avec eux (coucou, Dominique !) vous le diront: Certains ânes sont si intelligents qu'ils font tourner leur propriétaire en bourrique, euh... chèvre ! ;-)

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Clovis, un âne ardennais. Il est intelligent, drôle, comédien, un peu têtu. Il m'intimide... Je l'aime beaucoup.
 
PS : Aux lecteurs et lectrices perspicaces : vous remarquerez que certaines fautes d'orthographe disparaissent au fil des jours... Je les vois souvent avec un temps de retard et les corrige alors (bah oui... les écrivains et écrivaines ne sont pas tous des génies de l'orthographe... Donc : des bonnets d'âne (et non des bonnet d'ânes ;-)

21.11.2007

Aimez-vous les ânes ?

En Allemagne, une question est revenue très souvent (à chaque rencontre, je crois !) : " Aimez-vous les ânes ?"

Bien sûr que j'aime les ânes ! Ce sont des animaux fascinants et très intelligents, qui ne se dressent pas (contrairement aux chevaux), mais qui s'éduquent. Et rien que ça, déjà, ça me plaît !

Ensuite, on a un peu trop vite raconté que, parce qu'ils étaient un peu têtus, ils étaient bêtes. Mais on peut être têtu sans être bête. Il y a beaucoup d'a priori stupides sur les ânes, et j'aimerais qu'ils disparaissent. On peut dire que je milite pour la réhabilitation de l'âne! Heureusement, je ne suis pas toute seule.

Dans "Les murs bleus", les ânes ont une importante toute particulière, et rythment en quelque sorte le livre. Ils sont liés à l'histoire de Loirinho. 

Voilà une petite figurine, façonnée dans de l'argile, et qui vient du Brésil. On appelle ça des "caruaru".

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20.11.2007

Oldenburg

La "Kibum", c'est la foire du livre pour enfant, à Oldenburg. Une foire assez particulière parce qu'absolument non commerciale. Là, pas de livres à vendre ou à acheter, mais des espaces partout dédiés aux livres et à la lecture. Des salles aménagées exprès, des rencontres avec des illustrateurs, des auteurs... Et tout ça pendant dix jours !

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Une salle de lecture : acoustique parfaite, et écoute attentive... le bonheur ! 

 

Cette année, pour la première fois, la Kibum invitait un pays étranger, et ce pays était... La France.
C'est dans ce cadre que je suis intervenue lors de deux rencontres-lecture.

A Oldenburg, en raison de la grève des cheminots allemands, je suis restée 24 heures, avec pas mal de temps libre. Et j'ai donc pu me promener dans cette petite ville qui possède un des plus vieux centres piétonniers d'Allemagne. Je n'en avais jamais vu d'aussi grand : tout le centre ville est piétionnier ! Du coup, il y a beaucoup de vélos, et l'ambiance est décontractée et calme.

Ce qui m'a le plus étonné : les gens qui buvaient de la soupe et mangeaient des saucisses chaudes, dehors, devant de petits snacks, alors qu'il gelait... ! 

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Dans certaines rues d'Oldenburg, on se croirait dans un village... C'est très beau !

 

 

19.11.2007

Dans la ville de Leipzig

Une tournée dans un pays comme l'Allemagne, surtout quand on traverse ce pays de part en part et en seulement quelques jours, c'est beaucoup de surprises, et aussi quelques frustrations.

La plus grosse frustration, c'est celle de ne pas rester assez longtemps. Il y a des villes, comme par exemple Erfurt, ou Halle, où je n'ai fait que passer. Je n'ai vue d'elles que la gare, l'arrêt des taxis, la façade d'un lycée, une salle de cours ou de conférence... et c'est tout.

A Wuppertal, pas très loin de Dusseldorf, j'ai à peine vu (à travers les vitres d'une voiture), ce curieux "monorail" qui sillonne la ville et qui m'a beaucoup impressionné. Je me souvenais l'avoir découvert dans un film de Wim Wenders "Alice dans les villes".

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A Leipzig, le programme de ma tournée m'a laissé par bonheur un tout petit peu de temps pour faire un tour dans la ville. En fait, guère plus d'une heure trente : j'aurais aimé rester plus longtemps.

Alors, comment fait-on, lorsqu'on a si peu de temps ? Pas le temps de lire le guide de l'office de tourisme (pas le temps, d'ailleurs, de chercher l'office de tourisme : le plan offert par l'hotel suffit !).  Pour ma part, je choisis d'aller un peu au gré du vent, sachant que je n'aurais pas, de toute façon, le temps de tout voir.

Et à Leipzig, j'ai poussé une porte, à peine entr'ouverte, et je suis tombée sur une cage d'escalier entièrement recouverte de sculptures en bas-relief, saisissant, où des corps grandeur nature semblent crever les murs, s'enchevêtrant parfois aux tuyauteries...

Où menait cet escalier? Vers un bar, une taverne, un magasin ? Un lieu privé ? Je n'en sais rien. Je ne parle pas allemand. Il n'y avait personne pour me renseigner.
Il reste une photo de cette fresque énigmatique...

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Alors, si quelqu'un d'entre vous la connait, qu'il me le dise et m'éclaire !

Ce genre de découverte me fait battre le coeur plus vite... Il se peut qu'un jour on le retrouve dans un de mes romans (tout le monde sait que les écrivains sont un peu des voleurs ;-)

Mais déjà, je devais repartir... 

De retour d'Allemagne

Quelle semaine ! Je suis à peine rentrée, et j'ai la tête encore pleine de souvenirs, de rencontres, de mots échangés.

Bien sûr, il me sera impossible de remercier personnellement tous ceux et celles qui se sont mis en quatre pour assurer le réussite de cette tournée outre-Rhin pour parler des "Murs bleus". Alors voilà...

Des élèves de la ville de Halle m'ont offert un superbe bouquet de fleurs. Comme je ne pouvais pas le ramener en train le lendemain, je l'ai finalement laissé à l'Institut français de Leipzig... Mais je l'ai pris en photo, avant. Le voilà :

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Et ces couleurs, pour moi, représentent tout le plaisir que j'ai eu de rencontrer ces élèves allemands qui parlaient souvent un français impressionnant, qui ont posé des questions pertinentes, intéressantes. C'était à chaque fois un vrai bonheur, pour la qualité de leur accueil, de leur attention.

Merci donc  aux élèves allemands et à leurs professeurs de français qui font avec eux un travail remarquable.

Et merci, bien sûr, à toutes les personnes qui se sont occupées de moi durant toute cette semaine, m'accompagnant partout et veillant à ce que je ne manque jamais de rien. 

18.11.2007

Questions réponses, mode d'emploi

Des questions commencent à arriver sur ce blog. J'aimerais en fixer les règles du jeu.
Donc, merci de lire attentivement ce qui suit :

 — Je ne répondrai pas aux questions auxquelles j'ai déjà répondues. Donc, cherchez bien sur ce blog si la réponse n'a pas déjà été donnée avant de poser votre question.

 — Je ne répondrai pas aux questions du genre : "Pouvez-vous me donner un résumé du livre ?"
(je pense que ça, c'est votre travail, et non le mien).

— Je ne répondrai pas plus aux questions du genre : "Pouvez-vous me décrire les personnages ?" "Pouvez-vous me décrire leur rôle, leur action" ou bien "Pouvez-vous me dire comment le livre se termine"? etc.
Toutes ces questions, c'est à vous de vous les poser. C'est votre travail de lecteur, et non mon travail à moi !

En revanche, des questions "pointues" qui poussent à la réflexion sont les bienvenues, et j'y répondrai volontiers.

— Ensuite, merci de soigner vos commentaires. C'est-à-dire que les commentaires écrits dans un style SMS ne seront pas pris en compte. Mais si vous n'êtes pas très bon en orthographe, ça n'est pas très important, du moment que les questions posées soient intéressantes ! 

— Les commentaires sont modérés. Ils  n'apparaissent donc pas immédiatement sur le site. Donc : inutile de mes les renvoyer plusieurs fois de suite ! Je ne pourrai pas toujours y répondre dans la journée.

Voilà ! Les règles du jeu sont posées. Donc à très bientôt, et bonne lecture ! (mais ne comptez pas sur moi pour faire votre travail à votre place ;-)

 

Le titre "les murs bleus"

Anouk me pose cette question :"Trouvez-vous que "les murs bleus "est un bon titre? et si oui pourquoi.

je vais avoir un peu de mal à répondre à cette question, parce que ce titre, c'est moi qui l'ai choisi... Donc, quelque part, c'est parce qu'il me plaît ! ;-)

Je ne sais pas si c'est "un bon titre", mais j'ai trouvé que c'était une manière de renvoyer deux histoires, comme deux faces d'un miroir. En effet, une même scène violente se répète dans le roman, et à chaque fois, elle se déroule contre des murs bleus. En Algérie, en 1962, pendant la guerre, puis quelques années plus tard, cette fois au Brésil.

Le bleu, c'est la couleur du romantisme... Or ces murs bleus là sont au contraire plein de violence.

On pourrait dire aussi qu'Antoine, dans ce livre, est coincé entre des murs et qu'il va devoir les abattre pour vivre libre. Et l'enfant aussi... D'ailleurs, Loirinho oublie son horreur de la couleur bleue en découvrant la couleur de la mer.

Enfin, ce livre ne s'est pas toujours appelé "Les murs bleus". Au départ, j'avais choisi "Le chant des orangers". Puis j'ai eu idée de "Les mains coupées" (mais ce titre a déjà été pris pour un film), et enfin j'ai choisi "Les murs bleus".

Et vous, qu'en pensez-vous ?

10.11.2007

Tournée en Allemagne

Dans le cadre de la sélection de "Murs bleus" pour le prix des lycéens allemands, les organisateurs (le Bureau du livre à Frankfurt) m'ont invité à rencontrer des lycéens, au quatre coins de l'Allemagne.
J'ai dû réviser un peu ma géographie... Mais tous ces noms de villes : Düsseldorf, Leipzig, Halle, Erfurt, Göttingen, Oldenburg, sont pour moi aujourd'hui, veille de mon départ, quelque peu abstraits. Ce sont des noms sur des cartes, et rien de plus. Ils s'animeront au fil des jours.

Vous pouvez voir, sur la carte ci-dessous, les villes où je vais aller (points rouges).

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Une veille de départ est pour moi une épreuve angoissante... Mais cela s'arrange en général dès que je suis partie. Je m'interroge toujours sur le bien-fondé de tels voyages, de telles rencontres. Serai-je à la hauteur des attentes du public ? Les jeunes lecteurs sont exigeants, ne laissent rien passer, sont souvent plus directs dans leurs interrogations.

Or se retrouver devant un public, pour moi, n'a rien d'évident. Si j'écris, quelque part, c'est aussi parce que j'aime une certaine forme de solitude. L'écran d'ordinateur devant lequel je travaille me sert aussi d'écran vis-à-vis du monde. Et si je n'écrivais, justement, que pour mieux appréhender ce monde, autour de moi, que j'ai souvent bien du mal à comprendre ? Alors, dans ce cas, faire face à un public est presque un contresens, une ineptie, une bêtise...
Mais je dois accepter malgré tout (même si c'est dur !) que lorsqu'on écrit, on doit aussi "accompagner" ses romans. Que des gens ont envie de me rencontrer, que pour des lycéens, une rencontre avec un écrivain est un moment important. Que tout cela peut relier les uns et les autres à l'écriture. 

Ensuite, l'expérience aidant, je dois reconnaître que des rencontres sont parfois extraordinaires, comme des cadeaux, et que si j'en sors souvent épuisée, elles me donnent paradoxalement l'envie de continuer à écrire.

Alors voilà... Je vais parler des "Murs bleus" en Allemagne. Et vous raconterai tout ça à mon retour. (Si j'arrive à rentrer en train !!)

 

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