17.04.2008

fin de tournée en Auvergne

Bien sûr, je n’ai pas tout raconté, sur cette tournée. Je garde pour moi certains très bons moments, et quelques moins bons.

Dans les bons, par exemple : je n’ai pas parlé de la tarte au Saint-Nectaire à Riom et du tagine végétarien préparé avec amour (je me suis régalée !), des gâteaux faits maison à Thiers, des croissants à Montferrand, ni de cette documentaliste qui s'est levée à six heures du matin pour m’accompagner à la gare.

Je n'ai pas raconté que cette même documentaliste a noté, scrupuleusement, tous les titres de livre jeunesse que je citais, afin de se les procurer dans son CDI, et qu'elle était prête à sacrifier un repas important avec sa famille pour ne pas me laisser seule un soir. Je me souviendrai longtemps de sa générosité.

Je n’ai pas non plus parlé de tous ces sourires et de ces regards, des silences lors de certaines rencontres qui étaient denses et attentifs, de toutes ces questions pertinentes qui m’apprennent, toujours et encore, tant de choses sur mon travail d’écrivain en général, et sur "Les Murs bleus" en particulier.

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Après ces quatre jours bien remplis, je suis restée encore un peu en Auvergne, cette fois chez des amis.
L’un d’eux est tailleur de pierre. Et c’est avec une de ses sculptures que je referme ce voyage en Auvergne…
Merci encore à toutes et tous d’avoir œuvré à sa réussite.

16.04.2008

Montferrand et Issoire

Reçue à Montferrand (une des deux aglomérations qui forment "Clermont-Ferrand") je n’ai pas le temps de renouer avec mes souvenirs de la ville, vu que mon planning est bien chargé, je commence la première intervention à 8 heures... Pas le temps non plus de faire des photos.

Pour aller de Thiers à Montferrand, j'ai pris le train de Thiers. Si au départ nous n'étions que quelques passagers, le train s'est vite rempli. En arrivant à la gare de Clermont-Ferrand, il était plein à craquer, comme un train de banlieue.

Une grande et belle première, pour moi : dans la première classe se trouvent quelques élèves sourds, qui suivront la rencontre aidés par une "interprète" en langage des signes. C’est impressionnant.
J’aime le ballet de ces mains, leur danse dans l’espace.
Souvent, je me dis que j’aimerais apprendre le langage des signes. Ne serait-ce que pour échanger quelques mots, un remerciement, un bonjour. Mais je repousse à plus tard, par manque de temps.
Ces élèves participeront, comme les biens-entendants, en posant des questions.

Je suis repartie de cette rencontre avec une boîte de délicieux gâteaux confectionnés par des Segpa… Qu’ils en soient ici remerciés : je me suis régalée!

Et si vous avez envie d'apprendre quelques mots, ou quelques expressions, allez voir ce site : http://mellerin.free.fr/dico.htm 
Chaque mot est expliqué et accompagné d'une vidéo. 

Maintenant, je sais dire : Merci. Voilà comment faire : la main part du bas de la bouche vers le bas. http://mellerin.free.fr/dico.htm#M 

Et pour l'alphabet, c'est par ici :

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 Pour en savoir plus sur le langage des signes, cliquez ici (wikipédia).

 Ensuite, après une petite pause croissant, je suis repartie pour un second collège. Moins d'élèves dans la petite médiathèque, et une intervention sympa, calme, dans une douce couleur voilée. L'espace aménagé formait une espèce de cocon dans lequel on se sentait bien. Les questions posées tournent autour de la guerre d'Algérie, de ceux qui l'ont faite, ceux qui ne l'ont pas faite, ceux qui l'ont subit. Je sens certains élèves très concernés, et le débat est intéressants.

De ces deux rencontres, je n'ai pas de photos, mais je pense qu'il y en a eu de faites (un correspondant du journal "La Montagne" était là : il est même (comme à Thiers, d'ailleurs) resté pendant toute l'intervention. Ce qui est rare et mérite d'être souligné.

 


A Issoire, la cathédrale, aperçue à travers les vitres d’une voiture en allant à la gare, est semble-t-il un joyau de l’art roman. Je ne verrai rien d’autre de la ville.
La rencontre dans le CDI du collège d'Issoire a duré deux heures, elle a été dense et pleine.

15.04.2008

Thiers, tournée auvergnate

Thiers
Je suis restée plus longtemps à Thiers, et je ne le regrette pas.
C’est une ville au passé ouvrier qui m’a rappelé une autre ville au passé analogue. D’un côté on façonnait des couteaux, de l’autre des pipes et des diamants.
Entre Saint-Claude, la Jurassienne, et Thiers l’Auvergnate : deux montagnes, deux villes construites autour des usines, avec la rivière tout en bas, et la ville en haut. C’est curieux et troublant à la fois. Regardez ces deux photos ci-dessous…
L’une a été prise cette année, l’autre l’année dernière.

 

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Thiers l'Auvergnate, avec les usines dans la vallée de la Durolle. 

 

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Saint Claude la Jurassienne et ses usines dans la vallée de la Bienne et du Tacon



A Thiers aussi,  j’ai été très bien reçue.
Un grand panneau annonçait ma venue, et le nom des classes et des professeurs qui m’attendaient. C’est très gentil, et bien utile. En effet, la plupart du temps, je n’ai pas le temps de noter le nom des professeurs…
Sur ce tableau était également affichée la dernière page de mon blog, mes trois derniers romans (ce qui remettait, d’un coup « les murs bleus » à égalité avec mes autres ouvrages), et une autre chose qui m’a fait très plaisir : « Cathy Ytak a aimé ces livres », tiré de mes « coups de cœur ».

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C’est finement observé parce que, finalement, les livres qu’on aime parlent sans doute aussi un peu de nous.
J’avais donc, dans mon dos, un livre de Thierry Lenain et un autre de Jeanne Benameur, et ça me plaisait bien d’avoir deux grands noms de la littérature jeunesse, comme ça. Comme s’ils veillaient sur la rencontre !



À Thiers, les élèves de 3e avaient, avec leur prof d’art plastique, préparé « un mur bleu »
. Comment représenter à l’aide de la seule couleur bleue deux choses opposées ? Question passionnante, et joli résultat.

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le "mur bleu" imaginé par des élèves de 3e.


Après les rencontres, des professeurs ont pris du temps sur leur temps libre, pour me faire visiter la ville
.
Et j’ai même eu la possibilité, grâce à la documentaliste, Madame Meignan, de visiter le passionnant musée de la Coutellerie.
Ce sont vraiment de bons souvenirs.

14.04.2008

Riom, première étape en Auvergne

Retour sur une tournée auvergnate
Il me faut toujours un peu de temps avant de parler de ce que j’ai vécu lors d’une tournée. Ce sont des moments intenses, fatiguants, où l’on rencontre beaucoup de gens, beaucoup d’élèves… Alors les visages se superposent, s’échangent. Je tente de me souvenir de toutes les rencontres, tous les CDI qui m’ont ouvert si gentiment leurs portes.

Je ne pourrai pas tout raconter. D’abord parce que les mots échangés avec les élèves, collégiens et lycéens doivent garder ce secret de l’éphémère, où ne reste que ce que l’on garde en mémoire…

J’ai trouvé, partout, des jeunes très attentifs, parfois même un peu intimidés.
J’ai essayé de leur transmettre un peu de mon métier, un peu de mon amour de l’écriture et de la vie, mes colères, mes doutes et mes questions, accompagnant Antoine et Loirinho des Murs bleus, pour qu’on les comprenne mieux.

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Riom écrasée par la canicule, en 2003... Pas de photo en 2008... où il neigeait! 

 Riom, première étape de ma tournée. En remettant les pieds dans cette ville, je me suis souvenu y être allée une fois, en 2003, en plein mois d’août, en pleine canicule, un dimanche, en début d’après-midi. Tout était fermé, il faisait tellement chaud qu’il était impossible de faire cent mètres sans tomber raide, et j’avais dû renoncer à visiter la ville…
Cette fois-ci, il faisait très froid, il neigeait même… Et je n’ai toujours pas eu le temps de visiter la ville…!
Décidément, il faudra que j’y retourne !

05.04.2008

Tournée en Auvergne

Riom, Thiers, Clermont-Ferrand, Issoire…
Quatre villes en Auvergne.
Je pars pour une petite tournée, cette fois dans le cadre du prix des Incorruptibles.

Il y a des années que je ne suis pas allée en Auvergne.
De l’Auvergne, je connais surtout Clermont-Ferrand.

Enfin, je devrais dire, plus exactement, que je connais surtout les cinémas de Clermont-Ferrand.
Plusieurs années de suite, j’y suis allée pour « le festival du court-métrage ». Une semaine de folie, où l’on peut voir des courts-métrages de neuf heures du matin à minuit, non-stop, à en friser (parfois) l’indigestion… (mais on peut y découvrir aussi de pures merveilles !)

 

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Au fond, le Puy de Dôme, enneigé


Clermont-Ferrand, pour moi, c’est aussi :
— Une odeur de vin chaud et de pain frais avec du Saint-Nectaire dessus.
— Des rues qui montent et qui descendent
— Des fontaines et des parcs gelés
— Des cours fraîches en été

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Et, bien caché au fond d’un sombre couloir, le souvenir d’une maison dans laquelle je me savais attendue, et qui éclaboussait tout de ses rires et de sa lumière.

Voilà pourquoi je retourne en Auvergne avec une pointe d’impatience, une pointe d’appréhension, une pointe de nostalgie.
Cette fois, pas de courts-métrages à l’horizon, mais des classes avec de vrais collégiens et lycéens, pour parler avec eux des "Murs bleus".
Et des visages à découvrir, des paroles à donner et à prendre...

Je vous raconterai ça à mon retour !

31.01.2008

Aubervilliers

Mi-janvier, j'étais à Aubervilliers. Je "remonte" ce post car les élèves rencontrés ont fait, eux aussi, un compte-rendu de cette rencontre (lien en bas).

C'étaient mes premières rencontres dans le cadre du "Prix des Incorruptibles", et avec des élèves du Lycée Henri-Wallon.

Aubervilliers, c’est une ville de Seine-Saint-Denis (93), en banlieue parisienne. Ville attachante et néanmoins un peu sinistrée, avec un fort taux de chômage, de délinquance, des quartiers insalubres… Une ville qui cache parfois mal sa détresse ! La bibliothèque est nichée au pied de grands ensemble, et elle aurait aussi besoin d’être rénovée.
On pourrait se dire que : « ça n’est pas la joie ».

Et pourtant…
Et pourtant j’ai été accueillie par des bibliothécaires très sympas, énergiques et pleines d’entrain.


Et pourtant j’y ai découvert des adolescents bouillonnants de vie, de questions, d’intérêts.

Et lorsqu’un élève m’a dit : « Moi, je lisais jamais, et puis là, ça m’a plu, je crois que je vais en lire d’autres, des livres. »… Eh bien, j’ai été très émue, et très heureuse.

En sortant de la bibliothèque (quelle belle idée d'avoir amené les élèves jusque-là !), on se battait presque pour « rentrer » sur la photo de groupe. (photo prise par Mme Laurent-Billotte)

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J’ai aimé les rires, et les sourires de ces ados que la vie n'a pas toujours gâtés et qui ne sont pas tous de "gros lecteurs". J'espère leur avoir, par ma présence, ouvert un peu une porte... La lecture, ça n'est parfois pas si compliqué !

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J'adore cette photo ! Les "filles" voulaient absolument être prises en photo avec moi. Mais les garçons aussi. D'où un certain "mouvement" ! 
(photo Lionel Labosse) 

Merci à Lionel et Anne-Paule d’avoir organisé ces rencontres. Ce sont des profs qui font confiance à leurs élèves, et c’est un beau cadeau !

Lionel Labosse n'est pas que prof. C'est aussi quelqu'un d'engagé en littérature. On retrouve ses critiques à cette adresse-là

 

Et bravo aux élèves qui ont écrit directement, sur internet, le compte-rendu de cette rencontre ! Vous pouvez la visualiser à cette adresse là : gazette des incos.